Comment les associations se mobilisent face à la flambée des violences conjugales

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Anne-Cécile Mailfert 1:43
"Le confinement aggrave les choses pour les femmes victimes de violences", assure Anne-Cécile Mailfert. © AFP
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Le confinement peut se transformer en piège mortel pour les victimes de violences conjugales. Pour faire face, la Fondation des femmes a lancé un appel aux dons. Près de 320 places d'hébergement ont été mises à disposition dans des résidences universitaires. L'objectif : aider les associations sur l'ensemble du territoire dans l'accompagnement des victimes. 

C'est une des conséquences dramatiques du confinement la recrudescence des violences faites aux femmes, au sein du domicile conjugales. Les chiffres officiels révélés la semaine dernière sont édifiants : +32% de signalement dans les zones gendarmerie, +36% à Paris. Quand le confinement se transforme en piège mortel, les femmes victimes peuvent se reposer sur les associations qui tentent de leur venir en aide, malgré les mesures sanitaires de distanciation sociale. La Fondation des femmes a ainsi lancé un appel à la mobilisation générale et aux dons qui commence à porter ses fruits.

320 places en résidence universitaire

"Le confinement aggrave les choses pour les femmes victimes de violences. Elles ont plus que jamais besoin des associations", constate la présidente Anne-Cécile Mailfert. "Nous ce qu’on va faire auprès de ses associations c’est de leur donner les moyens de continuer d’aider les femmes dans ces conditions difficiles."

"On a trouvé 320 places d'hébergement dans des résidences universitaires partout en France. Demain lorsqu'une femme voudra partir de chez elle normalement il y aura tout ce qu’il faut pour qu’elle ait de la place", souligne la présidente, parlant au nom des 67 associations membres du réseau Fédération nationale solidarité femmes. Grâce aux dons des particuliers ou des entreprises, des nuits d'hôtel ou dans des gîtes sont également financées. 

Des équipements pour les bénévoles

"Nous avons tout ce qu'il faut pour faire en sorte qu'il y ait tous les produits de premières nécessités si une femme doit partir avec ses enfants, par exemple : un petit téléphone, un lit de bébé. On a aussi tout ce qu’il faut comme équipement."

Pour accompagner au mieux les associations, la Fondation des femmes s'est aussi penché sur les conditions de travail des travailleurs sociaux et bénévoles. "Nous avons travaillé avec un constructeur d’ordinateurs pour que les associations aient plus d’équipements pour continuer à travailler pendant le confinement en télétravail." La campagne de dons se poursuit.

Europe 1
Par Hélène Terzian