Compiègne : violents affrontements entre lycéens et policiers devant un lycée bloqué

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Affrontements policiers lycéens lycée 1:31
Une cinquantaine de lycéens se sont opposés aux forces de l'ordre, lundi matin. PHOTO D'ILLUSTRATION. © BERTRAND GUAY / AFP
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Une cinquantaine de lycéens se sont opposés lundi matin aux forces de l'ordre devant le lycée Mireille-Grenet, en périphérie de Compiègne. Des tirs de mortier ont éclaté et une voiture de police a été saccagée, tandis que quatre personnes ont été interpellées.
REPORTAGE

Des affrontements ont eu lieu lundi matin devant un lycée de Compiègne, dans l'Oise, avec notamment des incendies et des tirs de mortier. Les policiers ont été pris à partie et un sapeur-pompier légèrement blessé. Le calme est revenu en fin de matinée devant cet établissement bloqué pour protester contre le protocole sanitaire face au Covid-19.

Il y a d'abord eu un feu de poubelles vers 7h15 lundi matin, devant le lycée Mireille-Grenet, en périphérie de Compiègne, dans un quartier réputé sensible. Des policiers ont alors été appelés. "Je suis arrivé et j'ai commencé à voir les fumées et le feu", raconte Chirstopher, lycéen, qui sortait de son bus. "J'ai vu des gens qui ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. D'un côté, il y avait tous les élèves qui sortaient des bus et de l'autre côté, il y avait les pompiers et les forces de l'ordre. C'était tendu."

Portail incendié, gaz lacrymogènes utilisés

Au total, une cinquantaine de jeunes faisaient face aux forces de l'ordre. Le portail du lycée a lui aussi été incendié malgré l'usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Des jeunes qui ont aussi saccagé une voiture de police, où un gilet pare-balles et deux casques ont été volés. Quatre suspects ont d'ores et déjà été interpellés.

Les lycéens encore présents devant l'établissement à midi parlaient d'un rassemblement pour protester contre le protocole sanitaire, très peu respecté dans l'établissement d'après eux. Ces élèves qui reconnaissent eux-mêmes une forme de contradiction : durant les affrontements, les lycéens casseurs étaient agglutinés sans aucun respect des gestes barrières.