L'inquiétude des parents d'élèves : "Comment peut-on renvoyer des enfants à l'école ?"

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Deux parents sur trois annoncent ne pas vouloir renvoyer leurs enfants à l'école le 11 mai. 1:35
Deux parents sur trois annoncent ne pas vouloir renvoyer leurs enfants à l'école le 11 mai. © AFP
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A l'approche de la date annoncée du déconfinement, un dilemme se présente aux parents d'élèves : doivent-ils renvoyer leurs enfants en classe, alors que le coronavirus court toujours ? De nombreux parents ont déjà fait part de leur intention de garder leurs progénitures chez eux.

Le retour progressif à l’école, basé sur le volontariat, est prévu à partir du 11 mai. Mais selon un sondage Odoxa publié jeudi, deux tiers des parents n'ont pas l'intention de renvoyer leurs enfants en classe par peur du Covid-19. "Je ne comprends pas à quel moment on peut renvoyer des enfants à l’école s’il y a encore, et c’est sûr qu'il y en a, des personnes contaminées", déclare Priscilla, samedi au micro d'Europe 1.

L'inquiétude des enfants

Mère d'une petite fille, élève de CM1, Priscilla assure que cette dernière ne retournera pas en classe le 11 mai. La maman de 35 ans s'inquiète du manque de moyens pour protéger les enfants, mais aussi les enseignants, le personnel de cantine et les animateurs.

"J’ai envie de retourner à l’école pour mes copines", avoue sa fille, qui tempère immédiatement : "D’un autre côté, je n’ai pas envie parce que tant qu’il n’y a pas de masques, c’est dangereux." Mère et fille ne devraient pas être rassurées par les déclarations du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a fait état vendredi de ses réticences concernant le port du masque pour les enfants.

"Je continuerai jusqu'à la rentrée de septembre s'il le faut" 

Après un mois et demi de confinement, les habitudes sont prises. Comme de nombreux parents, Priscilla préfère continuer de jongler entre son travail et l’école à la maison, même si cela doit encore durer plusieurs mois. "Je continuerai s’il le faut jusqu’à la rentrée de septembre ou de janvier", déclare-t-elle.

Si elle concède que "la patience et la pédagogie" ne sont pas données à tout le monde, elle se réjouit de l'aide apportée par le corps enseignant, même à distance. "On sait que la maîtresse est à disposition si jamais on a vraiment des difficultés."

Europe 1
Par Sophie Eychenne édité par Antoine Cuny-Le Callet