À Toulouse, une école ferme neuf classes sur 23 après la découverte d'un cas de Covid-19

  • A
  • A
Ecole fermée toulouse / Benjamin Peter / Europe 1 1:05
L'école Pierre et Marie Curie de Toulouse a fermé préventivement 9 classes sur 23, laissant les parents dans l'incompréhension. © Benjamin Peter / Europe 1
Partagez sur :
Trente-deux établissements scolaires ont dû fermer leurs portes depuis la rentrée pour cause de cas de nouveau coronavirus, soit 524 classes. Mais parfois, les décisions suscitent l'incompréhension. C'est le cas à Toulouse, où neuf classes sur 23 d'une école élémentaire ont été fermées pour un seul cas détecté, laissant certains parents dans l'embarras.
REPORTAGE

Chaque jour de nouvelles classes doivent fermer après la découverte de cas de Covid-19 parmi les enfants. A l'école Pierre et Marie Curie de Toulouse, ce sont neuf classes et 225 enfants qui ont du retourner chez eux depuis lundi, après qu'un seul élève a été testé positif. Une décision qui suscite beaucoup d’incompréhension chez les parents d'élèves forcés de s'organiser au dernier moment.

"Il ne faut pas être démesuré"

"On ne peut pas fermer la moitié d'une école pour un cas, ce n'est pas possible", déplore ainsi l'un d'entre eux. Et pourtant, la découverte de ce cas a entraîné depuis lundi la fermeture de neuf des 23 classes de l'école, car il s'agit d'enfants qui partagent la même cour de récréation et la cantine.

"Il ne faut pas être démesuré", s'indigne Anthony, qui considère qu'il s'agit d'un excès de précaution. "Quand on regarde la définition des cas contacts, c'est des enfants d'une classe où il y a un enfant avec un cas, et des enfants qui auraient eu un rapport rapproché avec un cas Covid. Je l'ai fait avec mon enfant, je lui ai demandé avec qui il avait joué, mangé, et on tombe sur 40 enfants, pas 225 !"

"Pas de solution" pour garder les enfants

Pour l'inspection académique, le protocole a été appliqué et validé par l'ARS. Mais du jour au lendemain, il a fallu trouver comment faire garder les enfants. Et François n'a pas de solution pour son fils de CM1. "Les grands-parents sont des cas à risque, donc ne peuvent pas venir le garder. Ma femme n'a pas été contact direct donc elle a été obligée de se rendre au travail. Et moi je suis libéral, je ne peux pas cesser mon activité du jour au lendemain", déroule le papa. "Donc mon fils va rester tout seul à la maison toute la journée. J'essaye de passer deux fois dans la journée, mais on n'a absolument pas d'autre solution." Il espère que son épouse pourra bientôt bénéficier du nouveau dispositif de chômage partiel pour garde d'enfant.

Ce que redoutent surtout ces parents, c'est que ces évictions se répètent tout au long de l'année.

Europe 1
Par Benjamin Peter, édité par Séverine Mermilliod