Coronavirus : des soignants rentrent du Grand Est avec "la satisfaction d'avoir accompli quelque chose d'important"

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Les soignants étaient allés prêter main-forte à leurs collègues du Grand-Est (photo d'illustration). 1:35
Les soignants étaient allés prêter main-forte à leurs collègues du Grand-Est (photo d'illustration). © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Isabelle Appert, infirmière de bloc opératoire en Nouvelle-Aquitaine, s’est rendue dans le Grand Est pour soulager les équipes médicales qui luttent contre le nouveau coronavirus. Au micro d'Europe 1, elle raconte son expérience dans un service de réanimation à Metz.

Ils sont de retour chez eux, en Nouvelle-Aquitaine. Une équipe de 19 médecins anesthésistes, de soins palliatifs, urgentistes, infirmiers et psychologues a passé quelques jours dans le Grand Est pour soulager les équipes médicales qui font face à la forte tension provoquée dans cette région par la pandémie de Covid-19. C'est le cas notamment d'Isabelle Appert, infirmière de bloc opératoire. Elle a travaillé pendant quatre jours à Metz dans un service de réanimation devenu "polyvalent", hors Covid-19. Elle revient avec le sentiment du devoir accompli.

"C’est un peu plus stressant parce qu’il y a une prise de risque"

"Nous rentrons avec la grande satisfaction d’avoir accompli quelque chose d’important. Mais fatigués aussi, parce que nous étions dans des services qui n’étaient pas nécessairement adaptés à notre compétence", témoigne-t-elle auprès d’Europe 1.

"Notre présence a permis aux membres du personnel de partir en repos. Quand nous avons quitté nos familles, nous sommes un peu passés pour des héros, allant dans l’est soulager les équipes. Une fois arrivés là-bas, on s’est rendu-compte que le personnel, en toute simplicité, fait son travail. Bien sûr, c’est un peu plus stressant parce qu’il y a une prise de risque, mais ils n’en font pas étalage", raconte cette infirmière.

"On revient armés"

Surtout, l’expérience acquise durant ces quelques jours pourrait très vite être mise à profit en Nouvelle-Aquitaine, qui reste pour l’heure l’une des régions les plus épargnées par le virus. "Il y a une transmission, qui se fait de façon spontanée. […] On revient armés pour prendre éventuellement en charge des patients, ici, dans le sud-ouest", conclut Isabelle Appert.

Europe 1
Par Hélène Terzian, édité par Romain David