Il est "encore trop tôt pour tirer des conclusions" sur le déconfinement, affirme Olivier Véran

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Il est "encore trop tôt pour tirer des conclusions" sanitaires de la levée partielle du confinement de la population, a déclaré Olivier Véran.
Il est "encore trop tôt pour tirer des conclusions" sanitaires de la levée partielle du confinement de la population, a déclaré Olivier Véran. © Alain JOCARD / AFP / POOL
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 "Il faut au moins 10 à 15 jours pour qu'on puisse savoir s'il y a un impact sur l'épidémie mais ce que nous constatons au quotidien c'est une réduction du nombre d'admissions nouvelles, du nombre de patients en réanimation", a déclaré mercredi le ministre de la Santé. 

Il est "encore trop tôt pour tirer des conclusions" sanitaires de la levée partielle du confinement de la population, même s'il n'y a pas de signes d'une "re-croissance" de la circulation du coronavirus, a déclaré mercredi Olivier Véran, ministre de la Santé. "Il faut au moins 10 à 15 jours pour qu'on puisse savoir s'il y a un impact sur l'épidémie mais ce que nous constatons au quotidien c'est une réduction du nombre d'admissions nouvelles, du nombre de patients en réanimation", a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres.

 

"Donc on n'assiste pas à une re-croissance de la circulation du virus, mais ce qui ne veut pas dire que le virus ne circule pas. Nous verrons dans quelques jours l'impact de la levée progressive du confinement sur l'épidémie", a-t-il relevé neuf jours après le début du déconfinement de la population.

"Extrêmement vigilant"

A la veille d'un long week-end, et alors que des craintes se sont exprimées face au regroupement d’habitants sortis se promener notamment dans les grandes villes, Olivier Véran s'est dit "extrêmement vigilant" sur ce point, tout en soulignant ne pas avoir "d'éléments" permettant d'en évaluer l'impact sanitaire.

"Je ne porte pas de jugement moral mais on voit une appétence d'un certain nombre de personnes à sortir et peut-être à se regrouper trop par endroits. Il fait beau dehors, on sait que c'est très compliqué et la tentation est forte après des semaines de confinement. Mon propos n'est pas d’incriminer les gens qui le font, mais on constate quand même une forme d’accélération, donc je reste extrêmement vigilant par rapport à cela".

Pour autant "je n'ai pas encore d'éléments me permettant de savoir si ça a un impact épidémique ou non, je souhaite que non évidemment, mais c'est trop tôt".

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP