Covid-19 : les malades immunisés pour six à huit mois, selon une étude américaine

  • A
  • A
Selon une étude américaine, l'immunité est d'au moins six à huit mois après avoir contracté le Covid (photo d'illustration). 1:31
Selon une étude américaine, l'immunité est d'au moins six à huit mois après avoir contracté le Covid (photo d'illustration). © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Partagez sur :
Des scientifiques du Centre d'immunologie de San Diego, aux Etats-Unis, ont étudié les différents mécanismes du système immunitaire de 200 patients guéris du virus et obtenu des résultats encourageants, avec des anticorps encore présents dans l'organisme six à huit mois après l'infection. 

On continue d'en apprendre davantage sur le coronavirus. D'après une étude américaine du Centre d'immunologie de San Diego, avoir été malade du Covid-19 offre une immunité de six à huit mois. Les scientifiques américains ont étudié les différents mécanismes du système immunitaire de 200 patients guéris du virus, dont 43 infectés depuis plus de six mois. Et les résultats sont très encourageants, puisque l'organisme de ces malades a produit des anticorps et ces derniers étaient encore présents en grande quantité plus de sept mois après l'infection.

"Une moyenne de six mois"

"Comme dans la plupart des infections microbiennes, une première infection induit une réponse immunitaire qui être protectrice pendant un certain temps", analyse pour Europe 1 Eric Vivier, professeur d'immunologie à Aix Marseille. "L'idée, c'est de savoir quel est ce certain temps. L'étude montre qu'il y a une réponse immunitaire qui est mesurable sur à peu près 95% des individus, donc c'est quand même considérable, et pendant, une moyenne de six mois. C'est une bonne nouvelle."

Le spécialiste ajoute que dans beaucoup d'infections similaires au coronavirus, l'immunité post-infection peut durer plusieurs années. Mais on a bien évidemment pas le recul nécessaire pour l'affirmer aujourd'hui, et il faut rester prudent.

Autre motif d'espoir : le SARS-CoV-2 peut muter, bien sûr, comme le montre l'existence des variants anglais et sud-africain... Mais depuis le début de l'épidémie, c'est un fait, le Covid-19 mute beaucoup moins que la grippe, par exemple. Et moins un virus mute, moins on risque de voir une perte d'immunité.

Europe 1
Par Victor Dhollande, édité par Margaux Lannuzel