"Il faut tout donner" : un vaccinodrome installé à Toulouse pour le week-end

, modifié à
  • A
  • A
Ces vaccinodromes vont permettre d'accélérer la vaccination. Photo d'illustration. 1:27
Ces vaccinodromes vont permettre d'accélérer la vaccination. Photo d'illustration. © Alain JOCARD / AFP
Partagez sur :
4.000 doses de vaccin Pfizer doivent être injectées ce week-end dans le vaccinodrome de Toulouse, installé dans un hall du parc des expositions de la ville. Ce "méga centre" de vaccination mobilise 80 personnes, il ne sera pour le moment ouvert que les week-ends, mais devrait rapidement accueillir des patients quotidiennement grâce aux prochaines livraisons de doses.
REPORTAGE

Ces dispositifs permettront-ils d'accélérer la campagne de vaccination, indispensable pour envisager une future sortie de l'épidémie de coronavirus ? Mercredi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l'ouverture de "38 vaccinodromes" gérés par les sapeurs-pompiers, dans lesquels "jusqu'à 530.000 doses pourront être injectées chaque semaine". Et certains centres sont déjà en place, comme à Toulouse, où le vaccinodrome de la ville a ouvert ses portes samedi matin. L'objectif est d'y procéder à 4.000 injections de vaccin Pfizer durant tout le week-end.

Le hall 8 du parc des expositions de Toulouse a été réquisitionné, tandis que 80 personnels du CHU, des pompiers, mais aussi des réservistes sont mobilisés. Pour le lieutenant-colonel Sébastien Lamadon-Perié, du SDIS, le défi est de gérer le flux des patients. "Il faut éviter tout bouchon", indique-t-il à Europe 1, avant de décrire le déroulé des opérations. "Les gens se présenteront à l'entrée de la salle. On a une logique de marche en avant pour traverser le hall de bout en bout. Ils récoltent un questionnaire avant de bénéficier de la vaccination dans les box blancs."   

"La dernière ligne droite avant la sortie de crise"

Les patients obtiennent ensuite leur certificat de vaccination après avoir vérifié qu'ils ont bien un rendez-vous pour la seconde dose. Pour Vincent Bounes, le patron du Samu 31, c'est une première étape. "On passe à une vaccination à une autre échelle. Pour l'instant on ouvre le week-end, mais dès qu'on a des doses qui vont arriver, on ouvrira probablement tous les jours", explique-t-il. 

"On va essayer dans les semaines qui viennent d'ouvrir d'autres méga-centres pour vacciner plusieurs dizaines de milliers de personnes par semaine", poursuit-il. "C'est la dernière ligne droite avant la sortie de crise, il faut tout donner et on va tout donner."

Des créneaux pour le prochain week-end disponibles lundi

Martine, elle, fait partie des chanceux qui ont trouvé un rendez-vous pour ce week-end, ce qui la soulage. "Il me tarde que cette première injection soit faite pour être protégée", confie-t-elle à Europe 1. "J'ai des grandes petites filles que je verrai un peu plus souvent". 

Et dès lundi d'autres créneau seront proposés sur Internet et via la plateforme téléphonique pour permettre à 4.000 autres patients d'être vaccinés le week-end prochain.

Europe 1
Par Benjamin Peter, édité par Antoine Terrel