Coronavirus : Marine Le Pen laisserait aux Français le choix de se faire vacciner ou non

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La présidente du Rassemblement national s'est exprimée sur BFMTV, dimanche.
La présidente du Rassemblement national s'est exprimée sur BFMTV, dimanche. © Ludovic MARIN / AFP
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La dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen s'est prononcée dimanche contre la vaccination obligatoire pour lutter contre le coronavirus, voulant laisser à chaque Français le choix en son "for intérieur".

Si un vaccin contre le coronavirus était prochainement mis sur le marché, "je dirais à nos concitoyens qu'ils sont des citoyens libres", a déclaré Marine Le Pen dimanche sur BFMTV. La président du Rassemblement national ne veut pas de vaccination obligatoire contre le coronavirus. "C'est à eux, dans leur for intérieur, de décider s'ils souhaitent ou pas se vacciner", a-t-elle ajouté.

 

Les politiques partagés sur la vaccination obligatoire

"Moi en ce qui me concerne je me vaccinerai, mais je ne forcerai personne à se vacciner car nous sommes en liberté", a-t-elle insisté, alors que la question d'une vaccination obligatoire fait débat en France. Parmi ses partisans figurent par exemple le président du Sénat (LR) Gérard Larcher : "Lorsqu'on se vaccine, ce n'est pas que pour soi, c'est une forme de chaîne de solidarité", a-t-il souligné dimanche lors du Grand Jury (RTL-Le Figaro), se disant "favorable si nécessaire à la vaccination obligatoire" et appelant à "un vote du Parlement" sur ce point.

Interrogé sur France 3, le secrétaire national d'EELV Julien Bayou a de son côté souligné que le caractère obligatoire n'était "pas forcément la solution". "Le rendre obligatoire peut faire reculer le souhait de se faire vacciner. Je m'en remettrais aux préconisations des agences sanitaires", a-t-il précisé.

 

"Le confinement, c'est quand on a raté le reste"

En début de semaine, les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech ont suscité l'espoir en affirmant que leur candidat vaccin était "efficace à 90%" contre le Covid-19, même si l'étape de son homologation n'est pas encore atteinte. Par ailleurs, et alors que le contexte épidémique offre de timides signes positifs au cœur de la seconde vague, Marine Le Pen a affirmé qu'elle laisserait "les Français fêter Noël en famille" et rouvrirait "dès aujourd'hui les petits commerces". Elle a également plaidé pour une réouverture des lieux de cultes.

En revanche, la présidente du RN aurait fait fermer collèges et lycées pour freiner la propagation du virus, a-t-elle indiqué. Marine Le Pen a ainsi fustigé la politique du gouvernement, déplorant qu'"entre la première et la deuxième vague, aucun plan n'a été fait". "Le confinement, c'est quand on a raté le reste", a-t-elle souligné, cinglante, qualifiant "d'infantilisante" la "relation" entre les "élites" et la population.

 

Enfin, interrogée sur le documentaire complotiste "Hold up" qui dénonce une supposée "manipulation" des gouvernants dans la crise du coronavirus, Marine Le Pen a dit ne pas y croire "du tout". "Mais chacun peut regarder ce documentaire et se faire son opinion", a-t-elle poursuivi en ironisant sur "l'hystérie" qui entoure ce film, "entre ceux qui ont considéré cela comme parole d'évangile et ceux qui veulent faire un autodafé".