Coronavirus : comment les hôpitaux calculent-ils leur nombre de lits disponibles ?

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CHU de Bordeaux 1:25
Le CHU de Bordeaux se prépare à accueillir des patients malades du COVID-19 en provenance, potentiellement, d'autres régions saturées. © NICOLAS TUCAT / AFP
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Ce week-end et en début de semaine prochaine, des malades du coronavirus vont être envoyés par trains médicalisés dans des régions françaises qui ont moins de cas en réanimation. Au CHU de Bordeaux, tout est calculé pour optimiser la place afin d'accueillir les patients, explique sur Europe 1 Yann Bubien, directeur général de l'établissement. 

Les transferts s'accélèrent. Certains malades du Covid-19 vont être envoyés ce weekend par trains médicalisés dans d’autres régions françaises que celles où ils ont été pris en charge, pour cause de service de réanimation débordés. Au CHU de Bordeaux, tout est calculé pour optimiser la place pour afin de recevoir les malades du coronavirus. Yann Bubien, le directeur général de l'établissement, dresse un bilan des capacités d'accueil de son hôpital au micro d'Europe 1.

"Chaque jour nous évaluons combien de lits nous avons"

En attendant les patients en provenance de régions saturées, l'heure est aux calculs. "Chaque jour nous évaluons combien de lits nous avons, quelle est l’augmentation du nombre de coronavirus à Bordeaux et dans la région", explique le directeur général. "Ce qu’il faut savoir c'est que le CHU de Bordeaux, depuis 3 semaines, s’est organisé. On a déprogrammé nombre d’opérations", déclare Yann Bubien.

"Aujourd’hui, nous sommes en capacité d’ouvrir 200 lits de réanimation, et nous sommes capables d’aller jusqu’à 300 lits de réanimation au CHU", chiffre le médecin.

"Nous avons 40 patients en réanimation pour coronavirus"

"Chaque jour en cellule de crise nous regardons l’évolution des statistiques, des entrées. Il faut savoir aussi qu’il y a des sorties, heureusement, il faut calculer entre le nombre d’entrée et de sortie", explique-t-il. "Nous avons 40 patients en réanimation pour coronavirus. Nous avons encore de la place mais effectivement tout va dépendre du pic épidémique à Bordeaux", conclut le directeur général du CHU de Bordeaux.

Europe 1
Par Stéphane Place, édité par Olfa Ayed