Coronavirus : la prise en charge des patients s'améliore chaque jour un peu plus

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Selon les derniers chiffres publiés par Santé publique France, 399 personnes sont en réanimation en France 1:48
Selon les derniers chiffres publiés par Santé publique France, 399 personnes sont en réanimation en France © AFP
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Grâce à leur expérience des six derniers mois, les médecins assurent une meilleure prise en charge des patients diagnostiqués positifs au coronavirus. A tel point qu'aujourd'hui, le risque pour un malade de basculer en réanimation a été divisé par deux.

D'après les dernières données de Santé publique France, 4.690 patients sont hospitalisés mardi en France, à cause de l'épidémie de coronavirus. Et 399 sont en réanimation. Contrairement aux malades du printemps dernier, ceux de la première vague, les patients bénéficient aujourd'hui de l'expérience accumulée par les médecins pendant près de six mois. A tel point que leur prise en charge a évolué, en mieux. Selon l'épidémiologiste et membre du conseil scientifique, Arnaud Fontanet, le risque pour un malade de basculer en réanimation a même été divisé par deux.

Première raison, les médecins donnent maintenant des corticoïdes aux diagnostiqués positifs et plus précisément de la dexaméthasone. Tous les patients sous assistance respiratoire en bénéficient car "ce médicament a démontré son intérêt pour réduire l'évolution vers les formes graves de réanimation ou vers le décès pour les patients déjà en réanimation", explique Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris.

L'oxygénation à haut débit, moins dangereuse et moins agressive

Ensuite, le personnel soignant intube de façon moins systématique les patients. Ils utilisent maintenant une autre technique appelée oxygénation à haut débit. Cette dernière est moins dangereuse, contrairement à ce que les soignantss craignaient d'une part et, d'autre part, elle est moins agressive pour les malades. Eric Maury, professeur de médecine intensive-réanimation à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, détaille qu'avec cette "stratégie", "on n'a pas besoin d'endormir les patients ni de les sédater". "C'est une stratégie qui permet de mettre moins de patients sous ventilation artificielle", renchérit-il.

Enfin, dernière raison, les médecins ont aussi compris pourquoi certains patients, lors de la première vague, décédaient brutalement en réanimation. La formation de caillots de sang provoquait une embolie pulmonaire. Aujourd'hui, le personnel soignant anticipe en donnant des anticoagulants à tous les patients en réanimation.

Europe 1
Par Eve Roger, édité par Maxime Dewilder