Coronavirus : il faut "soigner les gens au début de la maladie", préconise le professeur Raoult

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Le professeur Raoult est suivi par plus de 260.000 abonnés sur Twitter. 2:15
Le professeur Raoult est suivi par plus de 260.000 abonnés sur Twitter. © AFP
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Le docteur Raoult continue les test du traitement à base d’hydroxychloroquine : il a déjà détecté le virus chez 2.400 personnes et administré son remède à près d'un millier de malades. Premières conclusions : plus la maladie est traitée vite, moins il y a de risque qu'elle évolue défavorablement.
REPORTAGE

Le professeur Didier Raoult, à l’origine du traitement à base d’hydroxychloroquine, contre le coronavirus a de nouveau donné des résultats probants. Le médecin marseillais a entrepris un dépistage massif - autorisé par les autorités de santé - dans son institut hospitalo-universitaire (IHU). L’établissement a réalisé quelque 50.000 tests depuis le début de l’épidémie, soit 3.000 par jour.

La file d’attente ne désemplit pas devant les locaux de 27.000 mètres carrés, une forteresse où sont étudiées plus de 3.000 bactéries et où travaillent près de 700 personnes. Résultat : 2,5% de la population de la ville a été testée. Selon plusieurs médecins, les équipes du professeur Raoult ont établi depuis longtemps des contacts avec la Chine, avec un circuit d’approvisionnement en tests privilégié.

"Quand on soigne les gens au début de la maladie, on évite d’avoir une évolution défavorable"

"Ce qui nous a permis de détecter 2.400 personnes infectées", se félicite le docteur Raoult dans une vidéo publiée récemment sur sa chaîne Youtube. "Nous avons maintenant du recul sur un millier de personnes qui ont reçu le traitement à base d’hydroxychloroquine, associée à un antibiotique, l’azithromycine. On continue d’avoir des données qui montrent que quand on soigne les gens au début de la maladie, on évite d’avoir une évolution défavorable."

Depuis qu’il a posté en ligne les résultats de son premier essai, effectué dans son laboratoire sur 24 patients, le professeur a créé un véritable séisme dans le milieu scientifique. Il est suivi par plus de 260.000 personnes sur le réseau social Twitter.

Europe 1
Par Nathalie Chevance