Traçage du coronavirus : Retailleau veut "une procédure de refus" pour les proches des malades

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Bruno Retailleau était l'invité d'Europe 1 0:34
Bruno Retailleau était l'invité d'Europe 1
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Invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1, Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, est revenu sur la gestion de la crise sanitaire et économique liée au coronavirus en France. Interrogé sur l'état d'urgence sanitaire, il affirme que l'article 6, sur le traçage des malades, pose problème en l'état, et refuse tout recours aux ordonnances.
INTERVIEW

Les sénateurs Les Républicains voteront-ils la prolongation de l'état d'urgence sanitaire ? Le texte doit être étudié par le Parlement lundi, mais pour Bruno Retailleau, l'article 6 du projet de loi, qui dresse les conditions du traçage des individus contaminés par le Covid-19, pose problème. "Nous n'avons pas de garanties", juge-t-il, annonçant que l'article sera modifié lors de son examen au Palais du Luxembourg. Selon le patron des sénateurs Les Républicains, les proches des malades doivent pouvoir disposer d'une "procédure de refus de l’inscription sur le fichier". 

Trois modifications pour l'article 6

"J'avais demandé des garanties au président de la République du temps où on imaginait que l'application StopCovid pourrait être prête", raconte Bruno Retailleau. Ainsi, le sénateur va proposer avec son groupe trois modifications. "Nous allons créer une instance de contrôle pour que ça ne soit pas que le gouvernement qui crée ces systèmes d'informations", annonce Bruno Retailleau. 

Mais surtout, "il doit y avoir une procédure de refus de l'inscription sur le fichier", prévient Bruno Retailleau, à propos des proches des malades (les "personnes contact") qui auraient "possiblement été contaminées par d'autres". 

Le patron des sénateurs Les Républicains refuse enfin que le gouvernement "puisse légiférer par ordonnances sur le sujet". "Les ordonnances, il n'en est pas question", déclare-t-il, rejoignant sur ce point son collègue socialiste Patrick Kanner, qui annonçait ce dimanche sur Europe 1 qu'il refusait lui aussi le recours à des ordonnances. 

Europe 1
Par Ariel Guez