Prof agressée à Muret : "Nous serons en soutien de cette enseignante", assure Blanquer

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Jean-Michel Blanquer 1:25
Prof agressée à Muret : "Nous serons en soutien de cette enseignante", assure Blanquer © Europe 1
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Dans un lycée de Muret, en Haute-Garonne, une lycéenne a insulté une professeure après un débat sur le voile dans un cours d'éducation civique, avant d'être mise en examen. "Nous serons en soutien de cette enseignante", assure Jean-Michel Blanquer sur Europe 1. 
INTERVIEW

Après l'hommage national rendu à Samuel Paty, assassiné pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression, une autre affaire vient encore semer le trouble. En Haute-Garonne, une lycéenne a été mise en examen après avoir insulté sa professeure. L'accrochage a eu lieu à la suite d'un cours d'éducation civique où le sujet du voile a été débattu en classe. "Nous serons en soutien de cette enseignante", réagit Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, sur Europe 1.

900 faits recensés 

"Ce n'est pas un fait isolé parce que le système de signalement que nous avons mis sur pied a recensé un peu plus de 900 faits de ce type au cours de l'année scolaire dernière", révèle Jean-Michel Blanquer. "Il y a des faits de ce type, ils sont signalés et nous réagissons. Le recteur de l'académie de Toulouse, Mostafa Fourar, a bien réagi. Nous serons en soutien de cette enseignante."

"Le phénomène existe, c'est un phénomène de société. Et l'institution scolaire doit avoir des réactions à la hauteur", poursuit le ministre. "C'est ce qui se passe la plupart du temps, mais pas toujours, et c'est pour cela qu'il faut s'y attaquer. C'est sujet qui dépasse largement l'Education nationale." 

"Dans l'espace scolaire, le voile est banni"

En 2019, déjà, le ministre de l'Education nationale avait rappelé sa position sur le port du voile, qui n'était selon lui "pas souhaitable dans notre société". Sur Europe 1, il affirme ne pas avoir changé d'avis. "J'ai toujours dit que je ne changerai pas d'avis sur la question. Ce qui compte c'est d'avoir une grande cohésion nationale autour de la fin de la radicalité islamiste dans notre espace public, dans notre pays", ajoute Jean-Michel Blanquer. "Cela prendra du temps, le combat a déjà commencé. Il suppose le combat de tous." 

"Dans l'espace scolaire, le voile est banni", conclut-il. "Nous faisons respecter la loi de 2004."

Europe 1
Par Mathilde Durand