"Grand débat" : Emmanuel Macron reboosté après la première étape de Grand Bourgtheroulde

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La prestation d'Emmanuel Macron devant les maires à Grand Bourgtheroulde, mardi, à l'occasion du premier "grand débat", a rassuré ses troupes, qui veulent désormais profiter de cet élan.

"Ça a reboosté tout le monde. Ça donne du baume au cœur." Ces mots sont ceux d'un conseiller de l'Elysée après le premier "grand débat" animé par Emmanuel Macron à Grand Bourgtheroulde, mardi. Depuis deux jours, un vent d'euphorie souffle sur la macronie et cette première étape du "grand débat national" a redonné de l'espoir au camp du président de la République.

"Ça a montré la volonté des uns et des autres de renouer le dialogue." "Ça fait du bien de voir que le président peut encore convaincre", souffle un ministre. Pour tous, l'échange de plus de six heures entre le chef de l'État et les maires est de bon augure pour la suite du débat. "Ça a montré la volonté des uns et des autres de renouer le dialogue, d’apaiser le pays, de traiter de tous les thèmes y compris les questions difficiles. Tout ça dans le respect des positions des uns et des autres", confie Matthieu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire, sur Europe 1.

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"Ça me rappelle la campagne." Sur la forme, c’est aussi la performance du président qui a séduit, comme l'explique Bruno Bonnel, député LREM du Rhône : "Ça me rappelle la campagne. Ça me rappelle l'énergie qu'il apportait aux troupes sur le terrain lors de ses discours, lors de ses interventions, qui nous permettait de créer une dynamique différente de beaucoup de notre opposition." Cette performance de plusieurs heures, ce n'est pourtant pas une première. A l'époque où il n'était encore un jeune secrétaire général adjoint de l’Élysée, Emmanuel Macron, lors d'un conseil européen sur l’union bancaire, avait allègrement négocié toute la nuit et à l’aube, il faisait un briefing bilingue à des journalistes écrasés de fatigue.

Pour la majorité, l’enjeu est désormais d’entretenir cet élan, en évitant qu’une petite phrase ou une polémique ne vienne ternir la séquence. Et en espérant que le marathon à venir d'Emmanuel Macron fasse baisser la mobilisation. En tout cas, au ministère de l'Intérieur, on a déjà commencé à examiner la cartographie des appels à la mobilisation. Emmanuel Macron, lui, ne compte pas en rester là. Selon ses proches, il prévoit même de multiplier les interventions, en surprenant, tout le temps.