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Guerre en Ukraine : la France et le Royaume-Uni signent une déclaration d'intention avec l'Ukraine pour déployer une force multinationale après un cessez-le-feu

Europe1 .fr - Mis à jour le . 2 min
Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé un accord, ce mardi 6 janvier, durant la réunion de la coalition des volontaires, à Paris.
Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé un accord, ce mardi 6 janvier, durant la réunion de la coalition des volontaires, à Paris. AFP / © Ludovic MARIN / POOL / AFP

Ce mardi 6 janvier, la réunion des 35 pays de la coalition des volontaires a accouché d'une validation de garanties de sécurité "robustes" à l'Ukraine. Dans le même temps, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky se sont mis d'accord pour la mise en place d'une force multinationale après la mise en place d'un cessez-le-feu.

C'est un "jour historique pour l'Ukraine et l'Europe", estime Emmanuel Macron. Ce mardi, le président français et son homologue britannique, Keir Starmer, ont signé une déclaration d'intention avec l'Ukraine pour déployer une force multinationale en Ukraine après un cessez-le-feu.

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Cette force, à l'étude depuis plusieurs mois, doit "apporter une forme de réassurance le jour d'après le cessez-le-feu", a déclaré Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion des alliés de Kiev, réunis à Paris pour afficher un front uni face à Moscou, près de quatre ans après le début de l'invasion russe.

Signature de la "déclaration de Paris"

Au cours de cette réunion, les 35 pays membrent de la coalition des volontaires ont validé la "déclaration de Paris" détaillant des "garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable" en Ukraine, a annoncé le président français Emmanuel Macron, qui a salué une "convergence opérationnelle" entre ses membres.

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Les garanties de sécurité que les pays, essentiellement européens, de la coalition prévoient d'apporter avec le soutien américain après une hypothétique fin des hostilités sont "la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l'Ukraine" de la part de la Russie, a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.

Les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, une fois un cessez-le-feu conclu avec la Russie, mais dans un pays membre de l'Otan, voisin de l'Ukraine. "L'Allemagne s'engagera sur les plans politique, financier et militaire. Cela peut inclure par exemple l'envoi de forces pour l'Ukraine sur le territoire voisin de l'OTAN après un cessez-le-feu", a ainsi dit le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a déclaré qu'il faudra faire des "compromis" pour atteindre la paix en Ukraine.

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L'Italie refuse d'envoyer des troupes au sol

Giorgia Meloni, elle, a réitéré son refus d'envoyer des troupes italiennes au sol en Ukraine. La Première ministre, qui a qualifié la réunion de "constructive et concrète", a déclaré que les garanties feraient partie d'un "ensemble d'accords plus vaste". Mais son "soutien à la sécurité de l'Ukraine" sous-entend "l'exclusion de l'emploi de troupes italiennes au sol", a indiqué son bureau à l'issue de la réunion.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l'élaboration de "documents substantiels" sur les garanties de sécurité occidentales pour l'Ukraine, à l'issue d'une réunion à Paris des pays soutenant Kiev.

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"Il est important que la coalition dispose aujourd'hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles", a-t-il déclaré, se félicitant de "contenu concret" démontrant une détermination à "œuvrer pour une sécurité réelle".