Face au rebond de l'épidémie de Covid-19, l'exécutif promet de rester mobilisé cet été

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Malgré les vacances, le gouvernement dit rester mobilisé tout l'été face à la crise sanitaire. 1:21
Malgré les vacances, le gouvernement dit rester mobilisé tout l'été face à la crise sanitaire. © AFP
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Le gouvernement tenait mercredi son dernier Conseil des ministres avant les vacances. Et assure qu'il restera mobilisé tout l'été, sur le qui-vive au cas où le rebond épidémique s'intensifierait encore dans l'Hexagone.  

La politique s'arrête pour l'été mais pas la crise sanitaire, a rappelé mercredi Gabriel Attal. Le porte-parole du gouvernement a affirmé mercredi, à l'issue du dernier Conseil des ministres avant les vacances, que les membres de l'exécutif resteraient mobilisés malgré leur départ. En clair, le gouvernement est prêt à se réunir physiquement ou à distance pour d’éventuels conseils de défense.

Car le rebond de l'épidémie se confirme dans l'Hexagone. Sur l'ensemble du territoire, 228 foyers épidémiques sont actuellement actifs. A Quiberon, dans le Morbihan, 72 personnes ont été testées positives au Covid-19. Le nombre de cas progresse aussi en Mayenne, en Gironde et en Loire-Atlantique.

Olivier Véran recommande le port du masque à l'extérieur

"Le virus progresse dans des lieux de vacances. Les gens sont plutôt à l’extérieur, dans les rues piétonnes, dans les marchés ouverts. Il y a presque un nouveau risque dans la mesure où plus de jeunes sont infectés. Or ils sont plus souvent asymptomatiques, et le risque est masqué", avertit Christine Rouzioux, virologue à l’hôpital Necker. 

En déplacement dans les Yvelines mercredi après-midi, Olivier Véran a recommandé le port du masque à l’extérieur. "Si vous êtres dans une rue où il y a du monde et que vous n’êtes pas sûr de pouvoir tenir la distance, je recommande le port du masque." Selon les informations d’Europe 1, le gouvernement envisagerait par ailleurs de rendre le masque obligatoire dans le Nord, frontalier de la Belgique, où l’épidémie rebondit. Il songe aussi à réquisitionner dans les prochaines semaines les laboratoires franciliens ne proposant pas encore de dépistages. 

Europe 1
Par Hadrien Bect et Pauline Jacot, édité par Laetitia Drevet