Coronavirus en France : "Tout risque de se jouer dans les trois semaines"

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Le nombre de cas de Covid-19 augmente en France. 1:30
Le nombre de cas de Covid-19 augmente en France. © AFP
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Les autorités sanitaires s’inquiètent d'une augmentation du nombre de cas de Covid-19. "Tout risque de se jouer dans les trois semaines car on entre dans la période dangereuse, c'est le moment où il y a le plus fort taux de déplacements et de concentration de la population", avertit le médecin Jérôme Marty au micro d'Europe 1. 

La circulation du virus est en "nette augmentation", avertit Santé publique France. 1130 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés vendredi. Les autorités sanitaires s'inquiètent de la situation dans les lieux touristiques, en particulier sur le littoral. 

 

Il y a deux régions où le virus circule plus qu'ailleurs en ce moment : la Bretagne, où un nouveau cluster vient d'être identifié à Quiberon, et la Nouvelle-Aquitaine. Cette dernière région compte à elle seule 13 foyers de contamination, soit 10 de plus que le mois dernier.

"Tout risque de se jouer dans les trois semaines"

Il faut dire que la saison estivale est particulièrement propice au rebond de l'épidémie, alerte au micro d'Europe 1 Jérôme Marty, président d'un syndicat de médecins généralistes. "Tout risque de se jouer dans les trois semaines car on entre dans la période dangereuse. C'est le moment où il y a le plus fort taux de déplacements et de concentration de la population. Il y a des zones où en temps normal on a 10.000 habitants, et où l'on passe d’un seul coup à 60.000 ou 80.000 habitants. Donc du jour au lendemain, on peut verser vers une augmentation exponentielle des cas d'hospitalisations."

 

Les hôpitaux ne sont pas aussi engorgées qu'à l'époque du confinement. Mais ce qui est inédit, c'est que ces nouveaux cas concernent surtout de jeunes adultes, entre 15 et 44 ans. Des patients qui ne développement pas ou peu de cas graves de maladie. Mais le risque, alertent les épidémiologistes, est qu'ils contaminent une population plus âgée, plus fragile. L'augmentation du nombre d'hospitalisation pourraient par ailleurs être difficile à gérer en plein été, une période où les services hospitaliers fonctionnent au ralenti. 

Europe 1
Par Romane Hocquet, édité par Laetitia Drevet