Destructions de radars : Macron met en cause des "comportements inadmissibles"

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Le chef de l'Etat a répondu à un élu à Angers, jeudi (photo d'archives).
Le chef de l'Etat a répondu à un élu à Angers, jeudi (photo d'archives). © AFP
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Le chef de l'Etat a été interrogé jeudi par un maire se disant "choqué" par la destruction de radars en marge du mouvement des "gilets jaunes". 

Emmanuel Macron a dénoncé jeudi "des comportements inadmissibles", en faisant référence à la destruction de radars, qui ont des résultats "immédiatement tangibles" avec un rebond de la mortalité routière depuis le début de l'année.

Un bond du nombre de morts. Répondant à Angers à un maire qui s'est déclaré "choqué" par la destruction de radars le long des axes routiers en marge du mouvement des "gilets jaunes", le chef de l'Etat a déclaré: "Je vous remercie de dénoncer des comportements inadmissibles dont les résultats sont immédiatement tangibles quand on voit les tout derniers chiffres". Il réagissait à l'annonce jeudi matin d'un bond de 17,1% du nombre de morts sur les routes en février, à 253, soit 37 de plus qu'en février 2018.

"On va trouver une forme de bon sens". Cette hausse a été imputée par les autorités principalement aux dégradations de radars menées par les anti-80km/h et les "gilets jaunes". Au cours d'un déjeuner avec des élus des Pays de la Loire dans le cadre du grand débat, Emmanuel Macron a répété qu'il était "pour le pragmatisme" pour trouver une solution à la polémique sur la réduction de la vitesse. "On va trouver une forme de bon sens", a-t-il indiqué, en jugeant "courageuse" la décision du Premier ministre Edouard Philippe sur ce dossier.

En pointe dans la fronde contre les 80 km/h, les sénateurs ont voté mardi un amendement au projet de loi d'orientations des mobilités (LOM) permettant aux conseils départementaux et aux préfets de relever la vitesse maximale autorisée sur certaines routes, après avis de la commission départementale de sécurité routière.