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Covid-19 : le variant anglais représente désormais plus de 60 % des contaminations

La situation épidémique liée au coronavirus a continué de se dégrader sur la semaine qui vient de s'écouler, a annoncé le Premier ministre. S'il reconnait une accélération de la circulation du Covid-19, Jean Castex explique qu'il n'y a pas d'augmentation exponentielle. Le variant anglais représente désormais plus de 60 % des nouvelles contaminations. 

Malgré un variant anglais représentant désormais plus de 60 % des contaminations, l'augmentation des nouveaux cas de coronavirus reste relativement mesurée en France. "Nous ne sommes pas confrontés, en tous cas pas à ce stade, à une hausse exponentielle de l’épidémie, comme certains modèles le prévoyaient", s'est réjoui jeudi le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse. Il a souligné que ce constat général cachait une forte disparité selon les départements, et notamment dans les 23 sous surveillance.

La circulation continue de progresser

"La circulation du virus a continué de progresser mais à une vitesse moindre que ce que nous pouvions craindre", a ajouté le chef du gouvernement, en faisant valoir que "sur les sept derniers jours, le nombre de contaminations quotidiennes a augmenté de 1,4 %, alors que ce même chiffre était de + 14 % au cours de la semaine précédente". 

Le Premier ministre a salué également la forte diminution des contaminations chez les personnes les plus âgées. "La baisse observée chez les plus de 80 ans atteint 17,5 % sur les deux dernières semaines", a-t-il précisé, attribuant cette observation aux premiers effets de la vaccination chez ce public sensible. 

Une forte disparité selon les départements

Jean Castex a toutefois rappelé que "ces chiffres nationaux dissimulent des situations territoriales beaucoup plus contrastées. Dans certaines régions, le virus circule moins, voire ralentit ; alors que dans d’autres, nous constatons des progressions rapides et des incidences élevées, nettement supérieures à la moyenne nationale".

Sont ici visés les vingt départements placés la semaine dernière sous surveillance renforcée, désormais rejoints par les Hautes-Alpes, l’Aisne et l’Aube, où l'incidence a franchi le seuil de 250 pour 100.000 habitants. Dans ces 23 territoires , "les taux d’incidence s’échelonnent entre 217 pour la Meurthe et Moselle et 342 pour Paris et les départements de la petite couronne". Dans les Alpes-Maritimes et le Pas-de-Calais , le taux d'incidence a même dépassé les 400.