Covid-19 : le variant anglais représente désormais plus de 60 % des contaminations

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Jean Castex a fait un point sur la situation épidémique.
Jean Castex a fait un point sur la situation épidémique. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP / POOL
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La situation épidémique liée au coronavirus a continué de se dégrader sur la semaine qui vient de s'écouler, a annoncé le Premier ministre. S'il reconnait une accélération de la circulation du Covid-19, Jean Castex explique qu'il n'y a pas d'augmentation exponentielle. Le variant anglais représente désormais plus de 60 % des nouvelles contaminations. 

Malgré un variant anglais représentant désormais plus de 60 % des contaminations, l'augmentation des nouveaux cas de coronavirus reste relativement mesurée en France. "Nous ne sommes pas confrontés, en tous cas pas à ce stade, à une hausse exponentielle de l’épidémie, comme certains modèles le prévoyaient", s'est réjoui jeudi le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse. Il a souligné que ce constat général cachait une forte disparité selon les départements, et notamment dans les 23 sous surveillance.

La circulation continue de progresser

"La circulation du virus a continué de progresser mais à une vitesse moindre que ce que nous pouvions craindre", a ajouté le chef du gouvernement, en faisant valoir que "sur les sept derniers jours, le nombre de contaminations quotidiennes a augmenté de 1,4 %, alors que ce même chiffre était de + 14 % au cours de la semaine précédente". 

Le Premier ministre a salué également la forte diminution des contaminations chez les personnes les plus âgées. "La baisse observée chez les plus de 80 ans atteint 17,5 % sur les deux dernières semaines", a-t-il précisé, attribuant cette observation aux premiers effets de la vaccination chez ce public sensible.   

Une forte disparité selon les départements

Jean Castex a toutefois rappelé que "ces chiffres nationaux dissimulent des situations territoriales beaucoup plus contrastées. Dans certaines régions, le virus circule moins, voire ralentit ; alors que dans d’autres, nous constatons des progressions rapides et des incidences élevées, nettement supérieures à la moyenne nationale".

Sont ici visés les vingt départements placés la semaine dernière sous surveillance renforcée, désormais rejoints par les Hautes-Alpes, l’Aisne et l’Aube, où l'incidence a franchi le seuil de 250 pour 100.000 habitants. Dans ces 23 territoires, "les taux d’incidence s’échelonnent entre 217 pour la Meurthe et Moselle et 342 pour Paris et les départements de la petite couronne". Dans les Alpes-Maritimes et le Pas-de-Calais, le taux d'incidence a même dépassé les 400. 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP