«Je suis choquée, je ne m'en remets pas» : les familles de victimes de l'incendie de Crans-Montana toujours consternées
Si la commune de Crans-Montana a admis mardi sa responsabilité dans l'incendie meurtrier de la nuit du Nouvel an, indiquant que le bar n'avait subi aucun contrôle de sécurité entre 2020 et 2025, les familles de victimes ne décolèrent pas. Et attendent plus que des explications, des excuses de la part du maire.
"Comment cela est-il possible?", se demande Camille, qui, dans l'incendie de Crans-Montana (Suisse), a perdu sa meilleure amie, une des serveuses du bar. Comme elle, ces dernières heures, beaucoup de familles de victimes ont exprimé leur indignation.
"On savait que c'était dangereux"
"C'est inadmissible que dans des établissements comme ça, il n'y ait pas plus de contrôles. Je suis choquée, je ne m'en remets pas, je ne réalise pas...", s'est-elle emportée au micro de nos confrères de CNews. L'absence totale de contrôles de sécurité durant six ans, de mai 2019 à fin 2025, est une faute lourde de la part de la commune de Crans-Montana.
"Je parlais tout à l'heure à une maman qui me disait : 'mais qu'est-ce qu'ils sont gonflés à Crans-Montana!' Cela faisait quand même 5 ou 6 ans qu'il n'y avait eu aucun contrôle. La problématique de la mousse anti-bruit était connue dès 2019... Il y a des vidéos qui sont sorties qui démontrent qu'entre serveurs, on se disait : 'Fais gaffe à la mousse!' Donc ça veut dire qu'on savait que c'était dangereux. Et très curieusement, il n'y a plus eu un contrôle dans l'établissement. C'est très dérangeant," rappelle de son côté maître Romain Jordan, qui défend une dizaine de ces familles.
Ce qui demeure également intolérable pour les familles, c'est l'absence d'explications mais aussi et surtout d'excuses de la part du maire de Crans-Montana. Certes, il est apparu mardi très affecté devant les caméras, mais a quand même déclaré souhaiter que sa commune soit partie civile dans ce dossier. Comme si elle en était une victime...