Incendie de Crans-Montana : le président de la commune regrette un manquement «aux contrôles périodiques de l'établissement»
Ce mardi 6 janvier, des dirigeants de la commune de Crans-Montana, en Suisse, où 40 personnes sont mortes lors d'un incendie qui s'est déroulé dans le sous-sol du bar "Le Constellation", ont pris la parole pour faire le point sur la situation. Le président de la commune regrette un manquement aux contrôles périodiques de l'établissement.
Ce mardi 6 janvier, la commune de Crans-Montana a admis un "manquement" aux contrôles périodiques sécurité et incendie du bar ravagé par le feu la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, faisant 40 morts et 116 blessés. La loi impose au service de sécurité communal "de faire ces visites périodiques annuellement" dans les établissements recevant du public, a déclaré le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d'une conférence de presse dans la station alpine.
En 2016, 2018 et 2019, des contrôles du bar Le Constellation ont été effectués, avec des demandes spécifiques de modifications pour respecter ces normes, selon la commune. Mais "les contrôles périodiques n'ont pas été effectués de 2020 à 2025" et "nous le regrettons amèrement", a reconnu Nicolas Féraud, indiquant toutefois ne pas savoir pourquoi les inspections n'ont pas été faites.
"Nous n'avons pas de réponse aujourd'hui"
"Nous en sommes profondément navrés, nous n'avons pas de réponse aujourd'hui", a-t-il rapporté . "La justice dira l'influence qu'a eu un tel manquement dans la chaîne de causalité ayant conduit au drame", a par ailleurs indiqué la commune dans un communiqué, précisant qu'elle "assumera toute la responsabilité que la justice déterminera".
Hier soir, le président de Crans-Montana a réfuté l'idée que ses services étaient débordées. Mais dans le même temps, la télévision suisse a exhumé une vidéo du Nouvel an 2020 dans ce bar, montrant déjà des bougies à étincelles sur des bouteilles et des mousses anti-bruits qui pendent au plafond.
Nicolas Féraud s'est dit "atterré" par cette vidéo et a dénoncé la culture du risque inconsidéré des gérants.