Publicité
Publicité

Incendie de Crans-Montana : les gérants assurent qu’ils «ne se déroberont pas à la justice», la colère des familles de victimes monte

Jean-Luc Boujon . 1 min
Incendie de Crans-Montana : les gérants assurent qu’ils «ne se déroberont pas à la justice», la colère des familles de victimes monte
Incendie de Crans-Montana : les gérants assurent qu’ils «ne se déroberont pas à la justice», la colère des familles de victimes monte AFP / © Fabrice COFFRINI / AFP

Une semaine après l’incendie ayant fait 40 morts, dont neuf Français, à Crans-Montana, les gérants du bar assurent qu’ils "ne se déroberont pas à la justice". Le refus de leur placement en détention provisoire alimente toutefois la colère de certaines familles de victimes.

Une semaine après l’incendie meurtrier qui a fait 40 morts, dont neuf ressortissants français, dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, les gérants de l’établissement assurent qu’ils "ne se déroberont pas à la justice".

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Nous sommes dévastés et envahis par le chagrin", déclarent Jessica et Jacques Moretti dans un communiqué transmis à la presse. Une instruction pénale a été ouverte à leur encontre, leur conférant le statut de prévenus, sans qu’ils aient été placés en détention.

Le ministère public du Valais estime qu’une telle mesure ne s’impose pas, à ce stade de la procédure. Cette décision suscite toutefois l’incompréhension et la colère de certaines familles de victimes. Un des avocats de plusieurs victimes et familles de victimes demande l’arrestation immédiate du couple de gérants.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Je demande l'arrestation, je vais demander le séquestre de tous les biens appartenant à ces gens. S'il faut perquisitionner, et perquisitions", pointe Me Sébastien Fanti.

"On a plein d'interrogations sur la manière dont ces gens ont gagné leur vie"

L'avocat estime que les conditions sont réunies pour une détention provisoire, qui en Suisse, est une modalité beaucoup moins fréquente qu'en France. Mais ici, elle s'impose, selon Me Fanti, tout comme la perquisition estime t-il.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"C'est un couple économique autant que conjugal. Donc ils ont eu la possibilité de se concerter, de se préparer, d'accorder leurs versions. Il eut fallu saisir notamment le téléphone de l'épouse puisque plein de gens se posent la question de savoir à quelle heure elle a quitté le bar et dans quelles conditions. Donc il y a avait plein de choses à faire immédiatement. Il aurait fallu également saisir tout ce qu'on pouvait saisir au domicile des gérants", argumente l'avocat.

Un avocat qui se pose aussi beaucoup de questions sur le train de vie du couple. "On a plein d'interrogations sur la manière dont ces gens ont gagné leur vie. Comment ces gens ont-ils pu avoir autant de liquide ? Comment ces gens ont-ils pu acquérir autant d'immeubles, tout en cash, tout en liquide ? Je peux vous dire qu'en 20 ans, en tant que notaire, j'ai rarement vu quelqu'un payer cash des biens immobiliers d'une telle valeur à Crans-Montana", témoigne Me Fanti.

À ce stade, la procureure générale du canton du Valais maintient sa position, excluant toute mise en détention du couple. Reste à savoir si cette ligne pourra être maintenue durablement, alors que la pression ne cesse de s’intensifier.