Coronavirus : en Israël, un "retour à la vie" grâce à la vaccination

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Près de la moitié de la population israélienne a reçu au moins une injection du vaccin contre le Covid-19, et un Israélien sur trois a même reçu la seconde dose. © Gil Cohen-Magen, AFP
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L'État hébreu, qui a déjà vacciné près de la moitié de sa population, retrouve progressivement une vie normale. Salles de sport, spectacles, et bientôt restaurants… Depuis Tel Aviv, le blogueur Julien Bahloul a témoigné dimanche au micro d'Europe 1, dimanche, du soulagement de retrouver petit à petit la vie d'avant.
TÉMOIGNAGE

En matière de vaccination, Israël est, de loin, le pays le plus en avance. Depuis le 19 décembre, et à la faveur d'un accord avec le géant Pfizer permettant à l'État hébreu d'obtenir rapidement des millions de doses en échange de données biomédicales sur l'effet du vaccin, près de la moitié (49%) de la population israélienne a reçu au moins une injection. Un Israélien sur trois (33%) a même reçu la seconde dose, et la vie revient progressivement à la normale. Julien Bahloul, blogueur et ancien journaliste, établi à Tel Aviv, a témoigné, dimanche sur Europe 1, de ce sentiment de "soulagement" et de "retour à la vie".

"On se sent en sécurité"

"Je viens de sortir de la salle de sport, où je n’ai pas pu me rendre depuis cinq mois", raconte Julien Bahloul, guéri du Covid-19 et ayant reçu sa première dose du vaccin. Jusqu'à présent, 4,25 millions d'habitants en Israël (sur une population de neuf millions) ont reçu la première dose de ce vaccin, d'après les derniers chiffres du ministère de la Santé. Parmi eux, 2,88 millions ont reçu la seconde dose nécessaire.

"Dans l'application de ma salle de sport, il suffisait de télécharger notre 'passeport vert' ou 'label vert' dans mon profil de l’application et lorsque j’ai passé ma carte magnétique à l’entrée, il est apparu sur l’ordinateur de la réception que j’étais vacciné et guéri, et donc que je pouvais rentrer". Un procédé rassurant. "En Israël, les quarantaines sont extrêmement violentes, on est contrôlés par la police, on est traqués par GPS sur nos téléphones si on est à côté d’un malade du coronavirus", explique Julien Bahloul, qui explique avoir eu peur à l'entrée des salles de sport lorsque celles-ci ont été brièvement rouvertes, l'été dernier. "Aujourd’hui, on y va et on se sent en sécurité parce qu’on n’est qu’entre guéris et vaccinés".

Volonté de coopérer, de participer

La culture reprend vie, elle aussi. À l'arrêt, comme en France, depuis mars 2020, les spectacles reprennent enfin en Israël. "Ce soir, je vais voir le spectacle d'un humoriste israélien", s'enthousiasme Julien Bahloul, qui ajoute que les billets se sont vendus en seulement quelques minutes. 

Les restaurants, eux, rouvriront début mars. "Ca se fait petit à petit", explique Julien Bahloul qui se réjouit de ce "retour à la vie". Dans tous les cas, celui-ci note une véritable volonté de coopérer, de participer à l'effort commun. "On a compris que c’était la seule solution pour s’en sortir."

Europe 1
Par Pauline Rouquette avec AFP