Dans les transports, les agressions liées au non-port du masque se multiplient

  • A
  • A
Masque Bus 1:12
Le masque est obligatoire dans les transports en commun. © Philippe LOPEZ / AFP
Partagez sur :
Pour lutter contre la pandémie de coronavirus, le port du masque se généralise. Dans les transports en commun, il est obligatoire depuis plusieurs semaines, mais cette mesure n'est pas toujours respectée et suscite parfois des tensions. Mardi, une infirmière a été agressée par deux adolescents en Seine-Saint-Denis. Ils ont depuis été placés sous contrôle judiciaire.

Avec l'augmentation des cas de Covid-19, le port du masque s'impose de plus en plus dans l'espace public. Il est obligatoire dans les transports en commun, mais cette mesure n'est pas toujours respectée et suscite parfois des tensions voire même des violences, comme à Bayonne, où un chauffeur de bus a été tué en juillet.

Un conducteur de bus violenté

Cette semaine, deux agressions de même type ont eu lieu en Seine-Saint-Denis, à quelques heures d'intervalle, dans des bus RATP. A chaque fois le même motif de tension : le non-respect du port du masque. A Saint-Ouen, un conducteur du bus a été blessé au thorax, violenté par un homme à qui il demandait de mettre un masque. Il a fallu l'intervention d'autres passagers pour stopper l'agression.

 

>> Retrouvez la matinale du jour en replay et en podcast ici

 

Une infirmière frappée

Le même jour, à Neuilly-sur-Marne, une femme a été frappée par deux adolescents de 16 ans dans un bus de la ligne 203. La victime, infirmière à l'hôpital, et donc forcément sensible aux gestes barrière, leur avait juste demandé de porter un masque. Elle a été frappée à coups de pied et coups de poing, souffre de plaies et contusions et s'est vue délivrer cinq jours d'ITT.

Les caméras du bus ont filmé l'agression et celles de la ville ont suivi les suspects qui ont été arrêtés dans la foulée. Il s’agit de deux garçons de 16 ans qui, après 48 heures de garde à vue, ont été présentés à un juge des enfants jeudi. Le parquet de Bobigny a demandé leur mise en examen pour "violences aggravées" et requis leur placement en détention provisoire.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Léa Leostic