Week-end Jazz à Antibes et Juan les pins, pour les 65 ans du Festival international de Jazz (Partenariat Europe 1/ Cnews) / Les courgettes et ses fleurs
Ce matin, pour l’arrivée de l’été et la Fête de la musique, on part sur la Côte d’Azur, au Festival International de Jazz à Juan, qui prendra ses quartiers d’été dès le 9 juillet…
… pour fêter ses 65 ans. Ce qui est intéressant, c’est qu’on ne peut pas dissocier le développement de Juan-les-Pins de celui du festival, et plus précisément du jazz. Il faut se replonger à la Belle Époque. Les grandes stations balnéaires de la Côte d’Azur naissent avec les riches Européens, puis les Américains. La Côte devient alors leur lieu de villégiature et de fêtes. On avait déjà des jet-setters, qui organisaient de belles soirées, élégantes et rythmées par le jazz. Comme il n’y avait pas encore de disques, on jouait en live. C’est ainsi qu’a germé l’idée du festival. Et l’un des tout premiers à tomber amoureux de Juan-les-Pins, c’est Sidney Bechet. Il ira même jusqu’à s’y marier.
Et puis tous les grands noms vont suivre :
Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, John Coltrane, Joséphine Baker… Mais aussi d’autres grandes figures comme Coco Chanel ou Scott Fitzgerald, qui écrira Tendre est la nuit dans cette maison devenue depuis l’Hôtel Belles Rives, tenu par la même famille depuis quatre générations. À défaut d’y dormir, allez au moins prendre un cocktail au bar Hemingway ou dîner sur la terrasse. Vous l’avez compris : tous viennent ici célébrer la liberté autour du jazz. Un genre musical qui, ne l’oublions pas, est né de la rencontre entre le gospel, unique moyen d’expression des esclaves afro-américains, et de nouvelles rythmiques. Un mélange de cultures que l’on retrouve aujourd’hui dans le festival à travers les jazz du monde.
Et ce festival a toujours lieu au même endroit, à Juan-les-Pins, dans un lieu magique
La Pinède Gould, l’une des plus belles scènes à ciel ouvert. Imaginez : vous êtes assis face à la Méditerranée, avec au loin le massif de l’Estérel, sous la lumière du soleil couchant. Quelques infos pratiques : deux soirées gratuites sont proposées les 14 et 19 juillet, cette dernière marquant la clôture du festival. Et puis, pour partir sur les traces des grandes années jazzy en ville, vous tomberez sur le buste de Sidney Bechet, un saxophone géant et le « Parcours des Géants », avec ses 72 empreintes laissées par les légendes du jazz.
Fiche Pratique :
Festival International de Jazz à Juan du 9 au 19 juillet 2026 Jazz à Juan - Festival de Jazz et musiques contemporaines
Hôtel Belles rives : https://www.bellesrives.com/
Courgette (et fleur)
Tout est bon dans le cochon… et tout est chouette dans la courgette !
C’est un légume arrivé assez tardivement chez nous, au cours du XIXe siècle. Comme son nom l’indique, elle est une cousine des courges et trouve ses origines en Amérique du Sud. Les courgettes sont en réalité des courges cueillies avant maturité, une idée que l’on doit aux Italiens. Depuis quelques années, les variétés se multiplient : Grisette, de Nice, Adrielle… Vertes foncées ou plus claires, jaunes, rondes ou allongées, elles offrent une belle diversité.
On trouve également les fleurs de courgette. C’est un produit fantastique en cuisine, mais très délicat à travailler. Il faut les ouvrir avec précaution, retirer le pistil, puis éventuellement les faire légèrement flétrir à la vapeur avant de les farcir. Elles sont aussi délicieuses en beignets.
Idées recettes :
- Avec de jeunes petites courgettes bien fermes, on peut les déguster crues. Il suffit de les émincer finement et de les assaisonner avec un filet d’huile d’olive, un peu de jus de citron, du fromage bien sec râpé et quelques feuilles de menthe ciselées.
- Avec les fleurs, préparez de simples beignets : mélangez une belle cuillère à soupe de farine, un œuf et 5 cl d’eau bien froide. Trempez-y les fleurs de courgette, puis faites-les cuire dans une huile bien chaude jusqu’à ce qu’elles soient dorées.
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