Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande...que retenir de cette année en politique ?

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L'édito politique d'Hélène Jouan est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Hélène Jouan évoque un sujet précis de la vie politique.

Pour votre dernière figure libre de la saison, vous avez choisi Hélène, "bilan et perspectives", le tout en deux minutes!

C’était le 28 août dernier, prise d’antenne pour nous tous. Emmanuel Macron, président mutique depuis son élection, et décroché dans les sondages, annonçait qu’il allait parler, et je m’exclamais "oui, il est temps qu’il parle s’il veut avoir une chance de faire pièce au sentiment d’injustice sociale qui s’est installé cet été". Bêtise ! 300 jours plus tard, l’étiquette "président des riches" reste scotchée. Il a parlé, beaucoup même, de formules chocs en longues explications télévisuelles ; il a réformé aussi, mais trop bavard peut-être, saturant l’espace médiatique et politique, plus clivant que jamais, sa popularité pâlit de nouveau. Les Français attendent des résultats. Saison 2

D’autres bilans et perspectives ?

Marine le Pen : le jour où Florian Philippot annonce son départ du Front national le 21 septembre, après l’éloignement de Marion Maréchal, encore le Pen à l’époque, j’affirme que "c’est tout le FN qui vacille". Elle "démonétisée par le débat de l’entre-deux tours, désormais seule, sera-t-elle capable de définir un nouveau corpus idéologique pour remonter son parti ?" Raté, c’était sans compter le génie de l’actualité, et la tragédie des crises politiques européennes qui ont remis sur le devant de la scène le thème tellement porteur de l’immigration. Le FN n’a pas eu besoin de se réinventer, il n’a fait que changer de nom. Marine Le Pen s’est réconciliée avec son père, attend les européennes avec gourmandise. Revoilà sa nièce, au loin. Saison 2

Saison 2 aussi pour Laurent Wauquiez, qui n’a pas connu la 1. En novembre, il se déclare candidat à la présidence des Républicains, je reprends la formule prêtée à Nicolas Sarkozy "c’est fou ce qu’il a comme ennemis". Bien vu. Il est élu à une très large majorité mais s’est fait au moins un ennemi supplémentaire Nicolas Sarkozy qui a peu goûté la séquence "bullshit"

Et la saison 2 pour la gauche ?

A l’automne, Jean-Luc Mélenchon était encore en deuil de ses 600.000 voix près, il est descendu dans la rue une fois, deux fois, dix fois. Les réformes sont passées. Il continue de batailler à l’assemblée et sur son blog, contre le gouvernement, contre les media, pour être le premier opposant à tout à défaut d’être le recours à quoi que ce soit; Olivier Faure alias "le Georges Clooney" de la politique pour Julien Dray a pris la tête du Ps en mars, mais depuis 'what else ?' François Hollande a du rencontrer plus de lecteurs de son livre qu’il ne reste de militants socialistes.

Vive la saison prochaine.