Renault : les salariés de la Fonderie de Bretagne bloquent le site menacé de fermeture

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Renault manifestation fonderie de bretagne Fred TANNEAU / AFP 1:46
Des salariés bloquent l'entrée au site de la Fonderie de Bretagne. © Fred TANNEAU / AFP
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L'usine Renault de la Fonderie de Bretagne, près de Lorient, est menacée de fermeture. Les salariés bloquent le site depuis lundi matin pour tenter de faire pression sur le constructeur, qui doit annoncer vendredi un vaste plan de restructuration. 
REPORTAGE

Les salariés de Renault à la Fonderie de Bretagne, dans le Morbihan, sont en colère. L'usine, menacée de fermeture, est bloquée depuis lundi matin par une centaine d'employés, qui espèrent faire pression sur le constructeur automobile. Renault, frappé de plein fouet par la crise du coronavirus, va dévoiler vendredi un vaste plan de restructuration et pourrait annoncer la fermeture de quatre sites en France, dont celui de la Fonderie de Bretagne, située à Caudan, près de Lorient. Europe 1 s'est rendu sur place. 

Le constructeur a réalisé récemment 20 millions de travaux 

Depuis lundi matin la Fonderie est à l’arrêt, et des palettes et des cuves métalliques empêchent d’accéder au site. Ce blocus a pour but de faire plier Renault, qui doit dévoiler vendredi un plan d’économies de deux milliards d’euros. Ce plan prévoirait la fermeture de quatre usines en France, dont celle-ci près de Lorient, alors même que le constructeur vient de réaliser pour 20 millions d’euros de travaux après un incendie. Pour les salariés, comme Louis, cette menace de fermeture suscite l’incompréhension. "C’est foutre de l’argent par les fenêtres", se désole-t-il.

Le maire demande le remboursement des sommes versées par les collectivités 

Les collectivités locales avaient également injecté plus de 8 millions d’euros lors du rachat du site de La Fonderie par Renault en 2009. Le maire de Caudan, Fabrice Vély, demande le remboursement de ces sommes si l’usine venait à fermer. "Cet argent public serait englouti, ce n’est pas normal. Si ça devait être le cas, il faudrait qu’il y ait un remboursement, l’argent doit revenir dans le pays de Lorient. Mais j’espère qu’on n’en arrivera pas à cette situation-là, cela voudra dire que le site a fermé", souligne l'édile.

Une rencontre entre les syndicats du groupe et Jean-Dominique Senard, le patron de la marque au losange, est prévue mardi en fin d’après-midi, juste avant les annonces d’Emmanuel Macron sur le secteur automobile. Les 370 salariés du site de La Fonderie de Bretagne ont, eux, appelés à une manifestation mercredi matin, dans les rues de Lorient.