Plan de relance : le gouvernement mise sur les "métiers d'avenir"

, modifié à
  • A
  • A
Les secteurs concernés sont entre autres le numérique et la transition écologique. 1:14
Les secteurs concernés sont entre autres le numérique et la transition écologique. © Pixabay
Partagez sur :
Le gouvernement a présenté jeudi le détail de son plan de relance, chiffré à 100 milliards d’euros. L'un de ses grands axes concerne notamment la formation d'un maximum de personnes aux compétences dont la France aura besoin à l'horizon 2030, comme la transition écologique, le numérique et l'industrie du futur.

Au-delà des moyens, il y a un défi humain. Le plan de relance présenté jeudi par le gouvernement est construit autour de trois axes majeurs : la transition écologique, la compétitivité des entreprises et la cohésion sociale et territoriale. Ce dernier volet, doté de quelque 35 milliards d’euros, comprend la formation d’un maximum de personnes aux compétences dont la France aura besoin à l'horizon 2030, comme la transition écologique, le numérique, l'industrie du futur, les métiers de la santé et du grand âge.

L’exécutif cible l’ensemble de la société. Pour les jeunes, 200.000 places supplémentaires vont être créées dans des formations orientées vers ces nouvelles activités. Pour les chômeurs, le gouvernement prévoit de s’organiser avec les régions afin de réorienter les formations qui leur sont destinées. 

Certains salariés auront besoin de se reconvertir

Les salariés sont aussi visés, notamment ceux qui sont en activité partielle : le gouvernement leur demandera de se former pendant le temps où ils ne travaillent pas. Car dans les secteurs qui ne retrouveront pas tout de suite leur niveau d'activité d'avant crise, comme l'aéronautique ou l'hôtellerie-restauration, une partie des salariés va devoir se reconvertir.

C'est d'ailleurs l'un des principaux défis du plan de relance. Comment convaincre un technicien d'Airbus ou un maître d'hôtel de faire le deuil du métier qu'il pensait exercer toute sa vie, pour se réorienter vers une toute autre activité ? La question reste pour le moment en suspens.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Laetitia Drevet