Les boites de nuit, angle mort du déconfinement ?

Les patrons de boîtes de nuit se sentent oubliées des annonces du président Macron. Image d'illustration
Les patrons de boîtes de nuit se sentent oubliées des annonces du président Macron. Image d'illustration © Free-photos / PIXABAY
  • Copié
Marion Gauthier édité par Guilhem Dedoyard
Les boîtes de nuit n'ont pour le moment pas d'indication sur leurs possibilités de réouverture. Après l'allocution d'Emmanuel Macron sur la nouvelle phase de déconfinement, certains patrons de discothèques se sentent oubliés.

Pas un mot d'Emmanuel Macron sur les boîtes de nuit. "Forcément, on se sent un peu oubliés", déplore Arnaud Perrine, président de l'association Glazart, qui détient un club porte de la Villette, à Paris. Alors que le président de la République a prôné le retour de l'art de vivre à la française dans son allocution de dimanche, les discothèques ne semblent pas destinées à rouvrir, contrairement aux cafés et restaurants.

"On nous fait toujours pas confiance"

Pour Arnaud Perrine, aller en boîte n'est pas beaucoup plus risqué que d'autres activités. "Quand on voit un petit peu les gestes sur les chantiers, les choses comme ça, le fait de prendre la température des gens à l'entrée, de mettre un masque et de mettre du gel, a priori, on est complètement capable de faire ça. Par contre, effectivement, quand vous montez dans un avion et que vous êtes collés les uns aux autres, Air France a l'air plus capable que nous", assène-t-il. Souffrant de la fermeture des établissements de nuit, il déplore de n'avoir "vraiment aucune perspective" sur sa réouverture.

Il rappelle que dans son club, "on fait quasiment des fouilles de police avec les gens qui passent, on regarde les sacs" et déplore que malgré cela, "on nous fait toujours pas confiance. On est pas capable a priori pour eux de gérer ce genre de choses." S'il comprends les précautions prises lors du confinement, Arnaud Perrine juge qu'elles ne sont plus à l'ordre du jour. "Quand tout le monde est confiné, que tout le monde est dans le même bateau, on peut comprendre. Quand maintenant, on dit 'oui, ça, c'est possible, mais ça, moins', non."