De nombreux restaurateurs cherchent encore à couvrir leur pertes d'exploitation liées au confinement. Photo d'illustration. 1:26
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Benjamin Peter, édité par Antoine Terrel
Olivier Bouscatel, un restaurateur toulousain, s'est tourné vers son assureur pour tenter d'obtenir une indemnisation. Mais ce dernier lui a fait valoir une clause dans son contrat, stipulant qu'il était assuré contre une éventuelle épidémie, mais seulement...s'il était le seul touché dans le département. 

Ils ont pu relancer leur activité cette semaine. Pourtant, pour plusieurs restaurateurs, le combat continue pour obtenir une indemnisation auprès de leur assureur, afin de couvrir les pertes d'exploitation liées au confinement. Mais souvent, en se penchant sur leur contrat, certains découvrent d'étranges clauses compliquant cette indemnisation. C'est le cas d'Olivier Bouscatel, un restaurateur toulousain. 

"Je vous assure contre la chute, sauf si vous tombez"

Tenant plusieurs restaurants à Toulouse, il avait pourtant pris le plus haut niveau de garantie. Mais, quand, quelques jours après le début du confinement, Olivier Bouscatel s'est tourné vers son assureur Axa, il était loin de s'attendre à cette réponse. "On m'a expliqué que j'avais effectivement une perte d'exploitation sans dommage, donc tout était parfait. J'avais également l'épidémie qui était prise en charge dans mon contrat. Cependant, il fallait que je sois le seul dans le département a être touché par ladite épidémie", explique-t-il au micro d'Europe 1. 

 

"Ça revient à vous dire : "Je vous assure contre la chute, sauf si vous tombez", regrette-t-il. Et de conclure : "On demande juste à appliquer le droit et que les contrats soient respectés".

Des pertes colossales

D'autant que les pertes sont colossales pour Olivier Bouscatel, qui a continué à payer son loyer, soit 10.000 euros pour son seul restaurant de la place du Capitole, ainsi que les crédits. Il a contracté un prêt garanti par l'État et n'a aucune idée de comment il pourra le rembourser dans un an. Il va donc attaquer AXA avec d'autres amis restaurateurs, mais redoute que l'assurance ne joue la montre, et que pour beaucoup, il soit trop tard lorsqu'ils obtiendront enfin leurs indemnisations.