Couvre-feu : les mesures de soutien coûtent entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois

, modifié à
  • A
  • A
Olivier dussopt
© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Partagez sur :
D'après le ministre délégué aux comptes publics, Olivier Dussopt, les mesures annoncées pour aider les entreprises touchées par le couvre-feu et les nouvelles restrictions pour lutter contre le coronavirus représentent un coût entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois.

Les mesures annoncées pour aider les entreprises touchées par le couvre-feu et les nouvelles restrictions décidées pour lutter contre l'épidémie de coronavirus représentent un coût entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois, a indiqué jeudi le ministre délégué aux comptes publics Olivier Dussopt. "Les mesures que nous prenons - le fonds de solidarité pour les entreprises, les exonérations - avec les annonces faites par le chef du gouvernement ce soir, c'est entre 1,3 et 1,5 milliard d'euros par mois", a-t-il déclaré sur BFM Business, dans la foulée de l'extension du couvre-feu annoncée par le Premier ministre.

"Nous répondons présent"

"C'est beaucoup d'argent", mais "nous répondons présent", a ainsi défendu le ministre. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi que les mesures de soutien économique seraient "étendues à l'ensemble des départements basculant sous régime du couvre-feu", soit désormais 54 départements et la Polynésie, avec au total 46 millions de Français concernés. Jean Castex a notamment cité le fonds de solidarité, les exonérations de cotisations sociales et le prolongement de prêts garantis par l'Etat. 

"La situation est grave"

Olivier Dussopt, soulignant que ces dépenses allaient encore plus grever les finances de l'Etat, a estimé qu'il fallait toutefois "faire attention à ce que ce ne soit pas des dépenses durables et pérennes", même si certaines pourraient être prolongées début 2021, en cas de persistance des mesures de restrictions. "La situation est grave" en France, où "la circulation du virus atteint un niveau extrêmement élevé", a prévenu le Premier ministre.

Pour aider les entreprises particulièrement touchées, comme celle de la restauration ou de l'évènementiel, le gouvernement a notamment renforcé l'accès au fonds de solidarité et les montants alloués chaque mois aux entreprises.