Coronavirus : le PDG d'Axa France promet "un milliard d'euros pour financer les entreprises"

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Jacques de Peretti, PDG d'Axa est l'invité d'Europe 1 mardi matin. 2:22
Jacques de Peretti, PDG d'Axa est l'invité d'Europe 1 mardi matin. © JOEL SAGET / AFP
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Alors que l'économie française subit de plein fouet les retombées de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a insisté lundi soir sur le rôle important que les assureurs français ont à jouer pour soutenir les entreprises. Invité d'Europe 1 mardi matin, le PDG d'Axa, Jacques de Peretti a annoncé des "mesures fortes" à venir. 
INTERVIEW

L’économie française subit de plein fouet la crise sanitaire. Le coronavirus a fait chuter le PIB de près de 6% au premier trimestre 2020, soit la pire performance trimestrielle depuis 1945. Pour soutenir les entreprises en ces temps de crise, "les assurances doivent être au rendez-vous", a insisté Emmanuel Macron lundi soir, lors de son allocution télévisée

"Nous sommes sur le pont depuis le premier jour", répond Jacques de Peretti, PDG d’Axa France, invité d’Europe 1 mardi matin. Soulignant à son tour le rôle "fondamental" des assurances dans ce contexte de crise, il a annoncé des "mesures fortes" à venir, élaborées lors de réunions entre les assureurs français et les pouvoirs publics. "Nous allons réunir, au sein de la profession, 1 milliard d’euros pour financer les entreprises et relancer l’économie", affirme-t-il.  

Un "futur régime" pour prendre en compte le risque sanitaire

Reste que d’après lui, il est impossible pour les assureurs de couvrir seuls la totalité des pertes d’exploitation accusées par les entreprises, qui se chiffreraient déjà à plus de 60 milliards d’euros. "Si on dépense ces 60 milliards, il faudra rayer de la carte la profession d’assureur…", souligne-t-il.

Aujourd’hui, la plupart des contrats d’assurance comportent au moins deux exclusions : le risque de guerre, et celui de pandémie. "Les assurances reposent sur le principe de mutualisation. Il faut que des vaillants puissent soutenir les blessés…", schématise Jacques de Peretti, qui poursuit : "Si tout le pays est à l’arrêt, il n’est plus possible de faire face."

 

Pour mieux envisager le risque sanitaire à l’avenir, le PDG d’Axa a annoncé plancher "au sein de groupes de travail" sur un "futur régime" incluant les crises sanitaires, élaboré sur le modèle de celui couvrant les catastrophes naturelles. "Car nous savons y faire face, dès lors que nous avons le soutien de l’Etat."

 

Europe 1
Par Laetitia Drevet