"Il sera facile de retourner au cinéma sans danger", veut rassurer Jean Labadie

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Invité d'Europe 1 jeudi, le producteur et distributeur de films Jean Labadie a estimé que les bonnes infrastructures dont dispose la France en matière de cinémas devraient simplifier la réouverture prochaine des salles dans des conditions optimales de sécurité sanitaire.
INTERVIEW

Sous quelles modalités va s’opérer la réouverture des salles de cinéma ? Les professionnels du secteur, à l’arrêt depuis le début de la crise sanitaire, attendent impatiemment le 2 juin, date à laquelle devraient être précisé, en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid, un éventuel calendrier de réouverture des cinémas. "On n'a pas encore de date. Les rumeurs évoquent une réouverture le 1er juillet, mais on ignore encore les conditions dans lesquelles se fera cette réouverture, si ce n’est que toutes les précautions seront prises pour garantir à la fois la sécurité des gens qui travaillent dans les salles et celle des spectateurs", veut rassurer au micro d’Europe 1 Jean Labadie, producteur et distributeur de films, fondateur notamment des sociétés BAC Films et Le Pacte.

Après deux mois de confinement, ce professionnel ne doute pas que les Français reviennent nombreux dans les salles obscures, malgré la crainte que pourrait susciter le fait de rester enfermé plus d’une heure dans un espace clôt avec d’autres personnes. "Les gens vont revenir dans les salles, il n’y a rien d’équivalent à l’expérience d’un film sur grand écran", assure Jean Labadie.

Un parc de cinémas adapté à la mise en place de mesures sanitaires

 D’autant que la très bonne qualité des infrastructures dont dispose la France devrait faciliter la mise en place de mesures de précaution sanitaire satisfaisantes. "On a sûrement le plus beau parc de salles au monde. La plupart des villes bénéficient d'un multiplexe avec des conditions de projection remarquables et des sièges gradinés. On a l’air conditionné dans toutes les salles. Je pense qu’ils sera facile de retourner au cinéma sans danger", estime ce producteur. "La plupart des salles sont équipées pour que l’on puisse acheter ses billets sans avoir à faire la queue."

Néanmoins, la mise en place d’une distanciation sociale dans les salles, en bloquant par exemple un siège sur deux, risque de générer un manque à gagner sur certaines séances habituellement pleines, comme celles du samedi soir ou du dimanche après-midi. "Dans un premier temps, pour rattraper les séances perdues, il suffira dans les multiplexes de mettre un écran de plus (projeter le même film dans deux salles à la fois, ndlr)", propose Jean Labadie, qui admet toutefois que cette pratique risque de profiter d’abord aux blockbuster, au détriment de productions plus modestes.

Europe 1
Par Romain David