Noël : les catalogues de jouets sont toujours aussi sexistes

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Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

Ce week-end, Nadia Daam a découvert dans sa boite à lettre les premiers catalogues de jouets de la saison, mais aussi un courrier de relance pour sa taxe d’habitation, ainsi qu’une promo Domino’s pizza, une pizza achetée c’est une pizza offerte.

Elle a fait ce que tout adulte responsable fait dans ce genre de cas, elle a remis la lettre des impôts dans la boite à lettre avec les factures EDF et les résultats de son dernier frottis. Elle a commandé une pizza et ouvert les fameux catalogue Noël 2017.

Premier constat et première interrogation : Nadia Daam aimerait que l’on comprenne pourquoi toute l’année on nous bassine avec les matières naturelles et la pédagogie Montessori, si c’est pour que dès novembre, on tente de leur refourguer des mini karaoké au bisphénol ou des bars à prothèses ongulaires.

Il doit y avoir un juste milieu entre offrir un herbier et un kit de french manucure à son gosse pour Noël.

Autre bonne surprise: les jouets ne sont plus présentés en catégorie "fille" ou "garçon" mais par activités, âges ou marques. Mais ça ne veut pas dire pour autant que ces catalogues sont subitement devenus des brûlots féministes avec des légendes rédigées par les Femen en écriture inclusive et en lettres de sang.

Car on retrouve encore et toujours les codes couleurs bleu et rose. Et les mêmes stéréotypes. Ceux type "petit chimiste", "super héros" ou "bricolage" sont incarnés par des petits garçons. Tandis que tout de rose vêtues, les petits filles de ces catalogues continuent à vanter les mérites du mini fer à repasser ou de la mini caisse de supermarché. Comme si les garçons n’aspiraient qu’à devenir chirurgien cardiaque ou explorateur quand ils seront grands, tandis qu’une fille, elle, peut au mieux, espérer devenir le prochain mannequin cabine des lingettes Swiffer ou égérie de la charge mentale.

Nadia Daam n’est pas la seule à faire ce constat, c’est aussi l’avis de 60 millions de consommateurs qui dénonce cette année encore des catalogues et des rayons trop genrés et sexistes. En attendant que les choses évoluent, père Noël, Nadia Daam veut bien le nail salon Soy Luna pour se faire des ongles de folie.