Travaux de Roland-Garros : la course contre la montre à trois mois du tournoi

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A trois mois du début de Roland-Garros, le court Philippe Chatrier est en pleine rénovation. "On est un peu en retard sur la pose des sièges mais ça devrait le faire", assure à Europe 1 le responsable des opérations de modernisation du stade.
REPORTAGE

Dans trois mois, ce sera le centre du tennis mondial. Aujourd'hui, il s'agit simplement d'un vaste chantier. Roland Garros se refait une beauté. Au lendemain de l'édition 2018 du tournoi du Grand Chelem, les travaux de rénovation du court Philippe Chatrier, à Paris, ont débuté. Le central sera doté d'un toit amovible en 2020 pour un coût total de 150 millions d'euros, entièrement financé par la Fédération française de tennis.

"On n'est pas inquiet mais on est très, très concentré." À la vue des 900 ouvriers à pied d'oeuvre jour et nuit, il est vraiment difficile à l'heure actuelle d'imaginer un court central flambant neuf. "Là, on joue au tennis dans trois mois. On n'est pas inquiet mais on est très, très concentré", explique avec sérénité Gilles Jourdan, responsable des opérations de modernisation du stade, sur Europe 1.

Roland

©Corinne Boulloud / Europe 1

Avant d'entendre la clameur du public descendre des gradins, c'est un concert de marteaux piqueurs, perceuses bétonnières qui résonne tous les jours, autour d'un court en terre battue hyper protégé. La livraison est prévue pour le 15 avril. D'ici là, il faut respecter le planning tant bien que mal. "On a un peu de retard sur la pose des sièges. On a 2.000 ou 3.000 sièges en retard. Le gros oeuvre, on n'est pas très inquiet, il y a encore la tribune B pour laquelle il faut mettre les gradins, faire l'étanchéité et poser les sièges mais ça devrait le faire", assure Gilles Jourdan.

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"Il y a encore quelques travaux la nuit, mais moins qu'avant." Ce qui pourrait poser problème, "c'est en dessous" : "Les remises en état des locaux un peu dégradés par les travaux, c'est un peu plus compliqué sauf que l'on peut travailler jour et nuit. On arrive au bout donc il y a encore quelques travaux la nuit mais moins qu'avant." Par ailleurs, les courts annexes qui se trouvent derrière le court Suzanne Lenglen sont également en reconstruction.

annexes

©Corinne Boulloud / Europe 1

Les joueurs viennent aux nouvelles. Gilles Jourdan a par ailleurs expliqué que "les joueurs français viennent souvent regarder l'avancée des travaux" : "Les joueurs étrangers pas tellement, Nadal, non, mais ils sont confiants et ils ont raison. La célèbre question c’est : 'Est-ce que ça va être prêt ?' Et la célèbre réponse c’est : 'oui !'"

Il n'y a donc pas de temps à perdre, il en va de l'image du tournoi, dont la billetterie grand public ouvrira le 20 mars prochain. Gilles Jourdan concède toutefois que tout ne sera pas "bon à 100% au début". "Un chantier de cette envergure, on ne peut pas avoir tout  bon à 100%, c’est pas possible, celui qui dit cela est un peu présomptueux. Il y aura des choses à rectifier, il y aura des choses dégradées cette année mais ce sera à la marge."

Europe 1
Par Corinne Boulloud, édité par Grégoire Duhourcau