Métro : le député de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu réclame un aménagement des horaires

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métro ligne 13, coronavirus 2000*1000 1:20
La ligne 13 du métro parisien était bondée entre 6 et 7 heures du matin lundi et mardi matin. © Capture Twitter
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Après des images montrant la ligne 13 du métro parisien pleine à craquer entre 6 et 7 heures du matin, le député de la Seine-Saint-Denis Stéphane Peu appelle à un aménagement des horaires pour les "salariés de l'ombre qui nous ont permis de tenir" pendant le confinement.  

Des rames de métro pleines à craquer aux premières lueurs du jour. C'est un problème qui a été pointé dès le premier jour du déconfinement : sur certains métros parisiens, les rames sont prises d'assaut. C'est notamment le cas sur la ligne 13 du métro qui relie la Seine-Saint-Denis à la capitale. Impossible dans ces conditions de respecter la distanciation physique de rigueur dans les transports en commun. Une situation d'autant plus insupportable pour le député communiste du département, Stéphane Peu, que ce sont essentiellement les "salariés de l'ombre", qui ont continué de travailler pendant le confinement, qui prennent ces métros. Il appelle donc à un étalement des horaires. 

Des "salariés de l'ombre" tous contraints de prendre le métro à la même heure

"L'heure de pointe en Seine-Saint-Denis, c'est entre 6h et 7h du matin", explique-t-il au micro d'Europe 1 ce mardi. "La plupart de ces salariés ne sont pas des cadres et ont moins de marge de manœuvre pour aménager leur temps de travail, ou même télétravailler. On ne peut pas avoir versé des larmes de crocodile [pendant le confinement] les agents de sécurité, ceux qui font le ménage, les caissières ou encore les livreurs et dès le premier jour revenir à une situation où l'on oblige tout le monde à prendre le métro à la même heure !"

"Aménager l'organisation du travail partout où c'est possible"

Alors que son département a connu une surmortalité de 118% à cause du coronavirus, le député appelle à "aménager l'organisation du travail partout où c'est possible", mais aussi à "plus de considération pour ces salariés de l'ombre". Employés qui, rappelle-t-il, nous "ont permis de tenir pendant ces deux longs mois".

Europe 1
Par Yasmina Kattou, Ugo Pascolo