Coronavirus : 348 nouveaux décès, les réanimations toujours en baisse

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Au deuxième jour du déconfinement, mardi, environ 1,5 million d'élèves (22%) ont repris le chemin de l'école. Concernant le bilan, 348 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures, portant le total à près de 27.000 morts. Suivez en direct l'évolution de la situation.
L'ESSENTIEL

Deux mois que leur cartable n'avaient pas quitté la maison en raison de la crise du coronavirus : mardi, environ 1,5 million d'écoliers du primaire ont retrouvé le chemin de l'école. Une rentrée extrêmement délicate pour ce deuxième jour du déconfinement de la population française. Le bilan a lui continué de s'alourdir, avec 348 nouveaux décès recensés en 24 heures. Au total, au moins 26.991 décès ont été enregistrés en France depuis le 1er mars. Suivez l'évolution de la situation en direct.

Les informations principales à retenir :

  • 348 nouveaux décès ont été recensés, pour un total d'environ 27.000, mais les réanimations sont toujours en baisse
  • 1,5 million d'élèves ont fait leur rentrée à l'école mardi
  • La situation dans les transports, notamment en région parisienne, suscite toujours l'inquiétude 
  • Des plages vont rouvrir dès mercredi

348 nouveaux décès, le nombre de patients en réanimation toujours en baisse

Le bilan de l'épidémie est de nouveau en hausse mardi soir avec 348 nouveaux décès en 24 heures, mais le nombre de patients lourds en réanimation continue de baisser, selon la Direction générale de la Santé. Au total depuis le 1er mars, au moins 26.991 décès ont été enregistrés mais la pression sur les services d'urgence se réduit régulièrement avec 2.543 patients, soit 170 de moins que la veille, précise-t-elle.

Les nouveaux décès annoncés mardi ont été enregistrés dans les hôpitaux (+183) et dans les établissements médico-sociaux et Ehpad (+165), portant respectivement leur total à 17.003 et 9.988. Ces chiffres contrastent singulièrement avec ceux avancés au cours du week-end pour les Ehpad, avec quatre décès enregistrés samedi et un seul dimanche, laissant supposer un possible rattrapage de la comptabilité dans ces établissements.

Une rentrée inédite et globalement sans accroc 

Après presque deux mois de fermeture des établissements scolaires, ce sont plus d'un million et demi d'élèves de grande section de maternelle, CP et CM2 qui ont repris le chemin de l'école ce mardi, après deux mois de devoirs à la maison. Une rentrée particulière du fait notamment de la mise en place d'un protocole sanitaire très strict. Le ministère estime à 22% la part des élèves qui sont retournés s'asseoir devant leur enseignant. D'autres devraient les rejoindre dès jeudi, et d'ici la fin de la semaine, ce sont 70% des écoles qui ouvriront leurs grilles, selon un sondage du Snuipp, un syndicat d'enseignants. 

Mais si le gouvernement n'a pas réussi à lever toutes les inquiétudes quant à la propagation du virus dans les écoles, à Bordeaux et en région parisienne, la rentrée s'est tout de même déroulée globalement sans accroc. "Je préfère être à l'école, c'est bien mieux qu'à la maison", a ainsi assuré la petite Héloïse, interrogée par l'un de nos reporters. Lisez ici notre reportage.

Une distanciation sociale impossible dans les transports ?

Pour ce deuxième jour post-déconfinement, la question des transports restait au centre des débats, certaines lignes étant encore saturées en heure de pointe, accroissant le risque de propagation du virus. Pour le moment, le réseau RATP fonctionne à 75% de ses capacités habituelles.

"Nous souhaitons un retour aux 100% le plus rapidement possible", a appellé Michel Babut, vice-président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT), sur Europe 1. Car plus de trains en circulation signifie aussi plus de places. "Il faudrait deux fois plus de rames pour respecter la distanciation sociale", a-t-il martelé. Vous pouvez retrouver son analyse par ici.

Dans la soirée, le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a assuré sur BFM-TV que l'offre de la ligne 13 du métro serait portée à 100% dès mercredi. 

L'État veut relancer tous les chantiers, le secteur du bâtiment n'y croit pas 

Il faut relancer les chantiers interrompus par la crise : le gouvernement en fait un symbole et un mot d'ordre à l'heure du déconfinement. Mais le secteur du bâtiment prévient qu'une reprise intégrale est improbable dans l'immédiat. "Il faut qu'on soit très ambitieux avec un objectif qui est la reprise de tous les chantiers avant la fin du mois", a déclaré mardi Julien Denormandie, ministre du Logement, sur la chaîne BFMTV. 

Mais le secteur du bâtiment est dubitatif. Sa principale fédération, la FFB, estime que plus de la moitié des chantiers avaient redémarré ce mardi et le chiffre devrait monter à deux tiers d'ici à la fin de semaine. Seulement, "même si on se bat pour que tous les chantiers reprennent, c'est illusoire de penser qu'on sera à 100% fin mai", prévient Jacques Chanut, président de la FFB, auprès de l'AFP. 

Hidalgo demande la réouverture des parcs et jardins à Paris, Véran dit non 

La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a demandé mardi le port du masque obligatoire dans les rues de la capitale et la réouverture des parcs et jardins. Mais Olivier Véran a aussitôt réitéré son refus d'envisager cette dérogation pour ces espaces verts. "Non, nous n'ouvrirons pas les parcs et jardins à Paris et en Île-de-France ainsi que dans les autres régions qui sont classées rouge", lui a répondu le ministre de la Santé Olivier Véran.

Les bois de Vincennes et de Boulogne sont intégralement ouverts depuis le début du déconfinement lundi mais les parcs et jardins de Paris restent pour l'heure fermés. Cette demande d'Anne Hidalgo intervient au lendemain des images du canal Saint-Martin, pris d'assaut par de nombreux Parisiens et qui a dû être évacué par les policiers, en raison du non-respect des mesures de distanciation. 

Des plages vont rouvrir dès mercredi 

Sur Twitter, la préfecture de Loire-Atlantique a annoncé que les plages de La Baule et du Pornichet étaient autorisées à rouvrir dès mercredi, et ce de 8 à 21 heures. La baignade y sera notamment autorisée, mais il sera interdit de conserver une position statique et de se rassembler à plus de 10 personnes.

Par ailleurs, d'autres plages du littoral français, de la Méditerranée à la mer du Nord en passant par l'Atlantique, pourraient rouvrir dès ce week-end, sous réserve de l'acceptation des dossiers présentés par les municipalités, ont annoncé mardi plusieurs préfets. "Moi j'ouvrirai, après examen des dossiers qui me seront proposés, les plages dont les maires demanderont l'ouverture", a déclaré le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez mardi matin sur France Bleu Azur. "Des ouvertures à partir de ce week-end sont possibles", pour un usage "dynamique" des plages, a également annoncé le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Chopin. 

Une nouvelle "déclaration" disponible

Le document était très attendu. Depuis lundi soir, l'attestation pour pouvoir se déplacer au-delà de 100 kilomètres est disponible sur le site du ministère de l'Intérieur. Ou plutôt la "déclaration", puisque c'est le nom choisi par le gouvernement. Elle n'est valable que pour des déplacements professionnels, de santé ou encore pour motif familial impérieux (assistance à personne vulnérable, garde d'enfant).

Au total, il existe sept cas d'exceptions possibles (convocation judiciaire, mission d'intérêt général etc.). Une fois téléchargée sur le site internet du ministère, il est possible d'imprimer l'attestation ou bien de la remplir directement sur son téléphone. Tous les détails dans notre article par ici.

Plus de 10.000 Français toujours bloqués au Maghreb

Plus de 10.000 Français sont toujours bloqués au Maghreb, en dépit des vols spéciaux mis en place après la fermetures des espaces aériens mi-mars. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé dans ce contexte mardi l'affrètement de vols et bateaux supplémentaires pour accélerer les retours vers la France. Au Maroc, où 150 vols spéciaux en un mois ont ramené 30.000 personnes vers la France, au moins 5.000 Français de passage attendaient toujours fin avril de pouvoir rentrer chez eux par les vols spéciaux hebdomadaires, selon l'ambassade de France. En Tunisie, ce sont plus de 5.000 Français qui sont sur les listes de la cellule de crise, dont 1.000 à 1.500 "en urgence de retour". 

Près de 290.000 morts dans le monde 

La pandémie a fait au moins 289.138 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP. Plus de 4.226.110 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l'épidémie. Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 81.650 décès pour 1.358.000 cas. Au moins 232.733 personnes ont été déclarées guéries.

Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont le Royaume-Uni avec 32.692 morts pour 226.463 cas, l'Italie avec 30.911 morts (221.216 cas), la France avec 26.991 morts (178.225 cas), et l'Espagne avec 26.920 morts (228.030 cas).