Coronavirus : à Paris, des policiers contrôlent les jauges des commerces pour les soldes

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commerces 1:40
Des policiers ont été dépêchés en ce premier weekend de soldes pour contrôler la jauge des magasins (Photo d'illustration) © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Pour ce premier samedi des soldes, la préfecture de police de Paris a dépêché des hommes afin de contrôler les jauges dans les magasins. Europe 1 a pu suivre une de ces patrouilles dans le centre commercial du Forum des Halles, dans le 1er arrondissement de la capitale.
REPORTAGE

"Bonjour, mettez un petit peu de distance entre vous, merci !". Avec son équipe, le brigadier Jeff patrouille dans les allées du centre commercial du Forum des Halles, à Paris. En ce premier samedi des soldes, alors que les commerçants espèrent voir de très nombreux Français répondre présent malgré le couvre-feu à 18h, la préfecture de police de la capitale a décidé de dépêcher des hommes pour contrôler le respect de la jauge en fonction de la surface de chaque magasin.    

Des agents à l'entrée des magasins pour compter

Ici tout semble en ordre pour cette grande enseigne, confirme au micro d'Europe 1 l'un des agents d'accueil qui compte les entrées devant un établissement. "On a une file d'attente de 17 personnes qu'on compte déjà dans la jauge. Chaque agent à un compteur et on communique régulièrement entre nous tout au long de la journée." Mais les choses semblent beaucoup moins bien organisées pour le magasin attenant, qui vend du prêt-à-porter. "Il y a du monde", glisse Jeff. "Ce magasin a une capacité de 34 personnes et à vue de nez ils sont au-dessus. On leur a fait la réflexion mais c'est compliqué : ils n'ont pas d'agent de sécurité. Ils font donc au mieux."

"Un véritable effort de la part des commerçants"

Pour limiter au maximum le risque sanitaire, la jauge maximum du centre commercial a été divisée quasiment par deux, passant de 20.000 à 11.000 personnes. Tous les magasins ont des consignes strictes à suivre. Une contrainte certes, mais "il y a un véritable effort de la part des commerçants", constate la commissaire Hélène Thorel. "Globalement, tout est en place pour que ça fonctionne. Donc, on reste dans le pédagogique parce qu'il y a cet effort." Mais les magasins connaissent aussi les sanctions : en cas d'infractions répétées ils risquent la fermeture administrative.

Europe 1
Par Justin Morin, édité par Ugo Pascolo