Orly rouvre en partie ce vendredi. (Photo d'illustration) 1:33
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Elise Denjean, édité par Ugo Pascolo , modifié à
C'est ce vendredi qu'Orly rouvre partiellement après trois mois de pause forcée par le coronavirus. Mais cela marque aussi la fin d'une "vie idyllique" pour les riverains des alentours, notamment à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, où les habitants se sont habitués au calme et aux chants des oiseaux.
REPORTAGE

"C'est vrai que sans les avions, c'est idyllique comme quartier !" Après trois mois d'arrêt, c'est l'heure de la reprise à l’aéroport d'Orly. Une reprise très progressive, puisque seul le terminal 3 rouvre ses portes. Concrètement, 70 vols sont prévus ce vendredi, soit 10% du trafic. Une bonne nouvelle pour un secteur très atteint par la crise du coronavirus, mais nettement moins pour les 500.000 riverains des environs qui s'étaient habitués aux chants des oiseaux à la place des réacteurs.

"On l'a vécu comme une période qu'on n'osait même pas imaginer"

C'était en effet une véritable parenthèse auditive pour les habitants de Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne, à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau de la grande sœur de Roissy-Charles-de-Gaulle. Dormir une heure de plus, déjeuner dans le jardin sans que la conversation soit interrompue toutes les trois minutes... tout le monde y a pris goût dans cette commune d'un peu plus de 25.000 habitants. "On l'a vécu comme une période qu'on n'osait même pas imaginer", confirme au micro d'Europe 1 Luc Offenstein, vice-président du collectif de défense des riverains de l'aéroport d'Orly.

"Quand il n'y a plus les avions, on se rend compte qu'on est dans une belle ville"

"Ça fait des années que je me dis qu'on peut pas continuer à vivre sous les avions comme ça, c'est insupportable. Mais quand il n'y a plus les avions, c'est autre chose, on se rend compte qu'on est dans une belle ville." Alors les habitants n'espèrent plus qu'une chose, "que ça ne soit plus jamais comme avant". De son côté, le direction de l'aéroport promet une reprise très lente et indique qu'un maximum de 125 vols quotidiens sont prévus courant juillet.

Si on est bien loin de la cadence pré-coronavirus d'un avion toutes les trois minutes de 6 heures à 23h, 365 jours par an, les habitants savent bien que la parenthèse est en train de prendre fin.