Depuis l'annonce de leur réouverture, les salons de coiffure harcelés par les clients pressés

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Les salons de coiffure pourront rouvrir dès le 11 mai. 1:30
Les salons de coiffure pourront rouvrir dès le 11 mai. © DENIS CHARLET / AF
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Depuis l'annonce de leur réouverture le 11 mai, les salons de coiffure sont submergés d'appels de clients. Tous veulent être les premiers à passer sous les coups de ciseaux après près de deux mois de confinement. Et certains établissements sont déjà complets jusqu'en juin. 

C'est une réouverture très attendue. Dans son allocution le 13 avril dernier, Emmanuel Macron avait laissé entrevoir la possibilité d'une remise en service des salons de coiffure le 11 mai, au même titre que les autres magasins non-alimentaires. Des mots qui ont déclenché une avalanche de coups de téléphone chez les coiffeurs, submergés par les demandes de rendez-vous de clients condamnés aux coupes approximatives et/ou aux cheveux hirsutes. 

C'est le cas de Laurent Briard, coiffeur barbier à Cannes, qui raconte : "Ils me demandent tous de passer dès l’ouverture, d’être prioritaires pour avoir un rende-vous le plus tôt possible. Ils s’y prennent le plus tôt possible pour être dans les premiers."

Laurent Briard prévoit d'ailleurs de rallonger ses journées et ses semaines pour accueillir ses clients les plus pressés. "De ne plus le faire pendant un mois et demi, on s’aperçoit qu’il y a un manque, même personnellement", confie l'artisan, soulagé de pouvoir reprendre du service.

"On va avoir beaucoup de choses à rattraper"

Jérémy l’attendra de pied ferme. Lui, l’heureux premier client, le 11 mai, à 7h30 du matin. "J’y pense tous les jours ! Tous les matins je me lève et j’ai envie d’aller me recoucher. Je ressemble grosso-modo à un viking donc là, c’est une urgence d’aller chez le coiffeur-barbier", s'amuse-t-il, reconnaissant avoir harcelé son coiffeur pour obtenir un rendez-vous. Contrairement à d'autres, plus téméraires, il attend de pouvoir s'en remettre à un professionnel.

Pour la réouverture de son salon à Marcq-en-(Bareuille), près de Lille, Vincent Anani s’attend à devoir se pencher sur des cuirs chevelus éprouvés par le confinement et ses expériences hasardeuses. "C’est l’euphorie, les gens sont dingues ! C’est une évidence, on va avoir beaucoup de choses à rattraper : des nuques rasées… j’ai vu plein de choses passer. Ça va être sympa quoi !", prédit-il. Pour ceux qui voudraient prendre rendez-vous chez lui aujourd’hui, il est un peu tard : il faut déjà attendre… jusqu’au début du mois de juin.

Europe 1
Par Marion Gauthier éditée par Coline Vazquez