Coronavirus : sans coiffeur, le système D des Français en période de confinement

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Avec le confinement, les coiffeurs sont tous fermés et les Français doivent s'adapter. 1:32
Avec le confinement, les coiffeurs sont tous fermés et les Français doivent s'adapter. © DENIS CHARLET / AFP
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C’est un commerce non essentiel qui a fermé il y a plus de 10 jours, avant le confinement, et pourtant il aurait bien été indispensable pour certains : le salon de coiffure. Europe 1 s'est demandé comment les confinés s'en sortaient, "capillairement" parlant.

Cheveux qui poussent, pointes qui rebiquent, racines décolorées… Avec le confinement et sans possibilité d'aller chez le coiffeur, allons-nous bientôt ressembler à John Lennon ou Yoko Ono dans les années 60 ? Ce confinement qui risque de durer encore quelques semaines risque en tout cas de faire des dégâts capillaires. Europe 1 a recueilli des témoignage de Français qui s'en arrachent déjà les cheveux.

"Qu'allait-il advenir de mes cheveux et de ma teinture ?"

Tous les jours, les racines blanches sur la tête brune de Diane, qui n’a pas la chance de télétravailler, gagnent ainsi du terrain. Le confinement lui donne des cheveux blancs, et c’est bien ce qui l’inquiète : "Gros stress, évidemment : qu'allait-il advenir de mes cheveux et de ma teinture ?", s'amuse-t-elle.

"Il a fallu agir. Aussitôt l'annonce du confinement faite, j'ai missionné ma fille pour aller me chercher de la teinture pour pallier la catastrophe annoncée." Sa fille qui n'est d'ailleurs pas vraiment sûre d'avoir fait le bon choix : "Pour tout vous dire, je ne suis même pas sûre d'avoir pris la bonne couleur", rit-elle.

Pour ceux qui n'auraient pas pris leur précaution avant le confinement, il faudra attendre...

"Boule à zéro" challenge

A moins, comme Marc, de ne pas avoir un problème de couleur mais de longueur : il aurait bien besoin d’un petit coup de ciseaux. "C'est vrai que je me suis regardé dans la glace et que je me suis dit que si on est encore là pendant un mois, il va falloir y penser." Mais il est confiné avec sa femme, plutôt malhabile dans le rôle de coiffeur de substitution. "Une fois elle m'a coupé avec la tondeuse, et arrivée sur le côté au niveau des oreilles, elle est montée un petit peu trop haut, ce qui a fait une petite marque", se souvient-il. "Mais au pire si elle me rate, c'est pas non plus trop grave !"

C’est même peut-être l’occasion ou jamais de tenter la "boule à zéro", dernière idée brillante de challenge sur les réseaux sociaux.

Europe 1
Par Pierre Herbulot édité par Séverine Mermilliod