Proposition de loi sur la PMA "à toutes les femmes" : "je compte sur une adoption avant la fin 2018"

  • A
  • A
Guillaume Chiche 1280
Guillaume Chiche entend porter cette proposition de loi à l'Assemblée nationale. © XAVIER LEOTY / AFP
Partagez sur :
Le député LREM Guillaume Chiche va déposer cette semaine une proposition de loi pour ouvrir la PMA à toutes les femmes, et en garantir le remboursement par la Sécurité sociale. 

Le député LREM Guillaume Chiche compte déposer cette semaine une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour autoriser la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples lesbiens. "Aujourd’hui, il existe une discrimination insupportable dans l’accès à une pratique médicale. Je veux la supprimer le plus rapidement possible", défend Guillaume Chiche dans les colonnes du Journal du Dimanche.

Prise en charge de la PMA par la Sécurité sociale. Avec cette proposition de loi, le député des Deux-Sèvres entend ouvrir la PMA "à toutes les femmes, y compris aux célibataires et couples lesbiens". Le texte prévoit en outre le remboursement de cet acte médical par la Sécurité sociale. "Ne pas le prévoir aboutirait au maintien d’une discrimination financière, car les femmes seules ou homosexuelles qui parviennent aujourd’hui à avoir accès à la PMA à l’étranger, passent par un parcours périlleux et très onéreux. Seules celles qui ont les moyens peuvent se le permettre", développe le député.

"Une adoption avant fin 2018". Guillaume Chiche propose en outre dans son texte la reconnaissance automatique de la filiation des enfants nés d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger, ainsi que la reconnaissance de la double filiation maternelle d’un enfant né d’une PMA. En déposant sa proposition de loi cette semaine, Guillaume Chiche prend l’exécutif de vitesse, alors que le projet de loi bioéthique est prévu pour la rentrée. "J’explore tous les moyens pour garantir l’égalité entre les femmes. Si ce véhicule législatif est retenu, je compte sur une adoption avant la fin 2018", explique le député, qui s’attend toutefois à connaître un véritable "combat" législatif et un débat de société houleux.