Précarité des jeunes : bientôt un ticket restaurant spécial pour les étudiants ?

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Crous étudiants restauration 1:05
La députée LR Anne-Laure Blin propose des tickets restaurants à destination des étudiants. © Martin BUREAU / AFP
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Une soixantaine de députés, principalement d'opposition mais aussi quelques membres de la majorité, ont apporté leur soutien à une proposition de loi LR visant à créer un "ticket restaurant étudiant". La députée Anne-Laure Blin détaille ce dispositif censé mieux lutter contre la précarité étudiante.

Un ticket restaurant spécial étudiant pour aider les jeunes à traverser la dure crise du coronavirus, qui les fragilise encore plus depuis plusieurs mois. C'est la proposition d'une députée Les Républicains, Anne-Laure Blin, élue du Maine-et-Loire, selon qui le repas à 1 euro voulu par le gouvernement pour lutter contre la précarité étudiante n'est pas suffisant. L'idée de la parlementaire est "simple" : il s'agit de se calquer sur le modèle existant pour les salariés, mais à destination des étudiants.

"L'étudiant achète le ticket au tarif social étudiant, soit à 3,30 euros. L'État met le double en complément, ce qui permet d'avoir un ticket d'une valeur de 6,60 euros", défend la députée LR. "On assiste à une fermeture très fréquente des restaurants et des sites de restauration du Crous. Ma proposition est de permettre d'avoir un ticket restaurant pour que les étudiants puissent à la fois se rendre dans un supermarché, dans une supérette pour pouvoir se restaurer, cuisiner et manger à un tarif accessible convenablement chez eux."

Soutien des différents bords

Une soixantaine de députés ont apporté leur soutien à cette proposition de loi. Elle a reçu le soutien d'élus de différents bords, surtout des LR, mais aussi d'autres groupes, dont les LREM Danièle Hérin ou Patrick Vignal.

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Emmanuel Macron avait promis le 21 janvier deux repas par jour à un euro le repas dans les restos U, qui restent actuellement ouverts avec des repas à emporter. Depuis la rentrée de septembre, les Crous avaient mis en place un repas par jour à un euro (contre 3,30 euros normalement) mais pour les boursiers uniquement. Pour répondre à la détresse psychologique qui semble gagner de plus en plus de jeunes, il avait aussi confirmé la création d'un "chèque psy", pour pouvoir consulter un psychologue et suivre des soins.