Haute-Saône : six mois ferme pour un footballeur qui avait agressé un arbitre

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Le joueur devra par ailleurs verser 1.500 euros de dommages et intérêts à l'arbitre.
Le joueur devra par ailleurs verser 1.500 euros de dommages et intérêts à l'arbitre. © Pixabay - creative commons
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Le footballeur amateur, condamné pour des faits remontant au 11 novembre 2018, avait déjà un casier judiciaire.

Un joueur de football amateur a été condamné mardi à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Vesoul pour avoir violemment agressé lors d'une rencontre un arbitre qui lui avait infligé deux cartons jaunes, indique mercredi de source judiciaire.

Cette peine est supérieure aux réquisitions du parquet qui avait demandé, lors du procès, trois mois à l'encontre du prévenu de 38 ans, qui jouait dans l'équipe de Breuches-les-Luxeuil, un village au nord de Vesoul. Cet homme au casier judiciaire déjà émaillé de onze condamnations était poursuivi pour "violence sur une personne chargée de mission de service public suivie d'une incapacité n'excédant pas huit jours".

"Tout le monde peut avoir un coup de folie sur un stade, même Zidane !"

Les faits remontent au 11 novembre dernier, lors d'une rencontre opposant Breuches à Conflans-sur-Lanterne, deux équipes de Haute-Saône évoluant en troisième division de district. Le prévenu, furieux de se voir infliger deux cartons jaunes, synonymes d'expulsion, s'en était violemment pris à l'arbitre. "Il voulait sortir du terrain pour se battre", avait raconté ce dernier aux gendarmes lors de son dépôt de plainte.

À l'audience, le conseil du prévenu a tenté de relativiser son comportement : "Tout le monde peut avoir un coup de folie sur un stade, même (Zinédine) Zidane!", a dit Me Marie-Josèphe Lassus-Philippe, en référence au coup de tête asséné en 2006 à Berlin par l'ancien international français à l'Italien Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde.

Le prévenu devra également verser 1.500 euros de dommages et intérêts à l'arbitre et 1.000 euros à l'Union nationale des arbitres (UNAF), qui s'était portée partie civile. En février, la commission de discipline du district de la Haute-Saône lui avait déjà infligé 10 ans de suspension.