Covid-19 : à Vannes, les restaurateurs peuvent vendre leurs plats dans les grandes surfaces

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Les enseignes ne prélèvent aucune marge sur le prix de 10 euros. 1:49
Les enseignes ne prélèvent aucune marge sur le prix de 10 euros. © Charles Guyard/Europe 1
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À Vannes, une vingtaine de restaurateurs peuvent désormais vendre leur plat du jour dans quatre grandes surfaces, pour un prix unique de 10 euros. Depuis le 9 février et la mise en place du dispositif, 2.500 repas ont été écoulés. Une aubaine pour ces restaurateurs toujours contraints à la fermeture à cause du Covid-19. 
REPORTAGE

C'est une initiative qui fonctionne. Alors que les restaurants sont toujours fermés à cause de l'épidémie de coronavirus, certains peuvent compter sur le soutien du commerce local. Ainsi, à Vannes, à l'initiative de l'association des commerçants, les restaurants de la ville peuvent vendre leur plat du jour dans quatre grandes surfaces depuis le début du mois début février.

Sur cette zone, ils sont une vingtaine à vendre désormais leurs repas en grande surface. Chaque matin, Richard, un restaurateur, fait donc la tournée des supermarchés. "Carrefour, on en a livré 15, 10 Hyper U, et là aujourd'hui, il y en a 8 pour Leclerc", énumère-t-il à Europe 1. 

Après plusieurs contrôles, notamment de température, Richard se charge lui-même de la mise en rayon. Et dans deux grands frigos de ce Leclerc, le choix est digne d'une belle carte. "J'hésite entre la brandade de poisson et le dos de lieu noir qui me plaît bien aussi", confie une cliente. Cette dernière n'aura que 10 euros par plat à débourser. C'est le prix unique sur lequel les enseignes ne prélèvent aucune marge.

"Cela fait du bien de se remettre aux fourneaux"

Cette initiative est une aubaine pour Laure Le Devedec, patronne du "Sixtine". "Cela permet d'avoir du chiffre d'affaires qui rentre, et ça fait aussi du bien de se remettre aux fourneaux", dit-elle. La veille, elle a préparé 32 poulets curry, soit quasiment autant que pour un service du midi dans son établissement. Un plat différent du précédent, mais aussi des autres restaurateurs.

Car Solène Petitpas, de l'association Coeur de Vannes, à l'origine de l'initiative, veille à la diversité des plats. "Toutes les semaines, ils me donnent leurs plats, et s'il y en a deux identiques, je les contacte pour qu'ils puissent changer leurs plats ce jour-là", raconte-t-elle. Et depuis le 9 février, 2.500 repas ont ainsi été écoulés par ce biais.

Europe 1
Par Charles Guyard, édité par Antoine Terrel