"Les policiers ne peuvent pas tout surveiller" : quand le soleil pousse à enfreindre le confinement

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Il va faire très beau en ce week-end pascal. De quoi tenter les Français de ne pas respecter le confinement. 1:57
Il va faire très beau en ce week-end pascal. De quoi tenter les Français de ne pas respecter le confinement. © Karl-Josef Hildenbrand / dpa / AFP
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En ce week-end radieux, la tentation est grande de sortir de chez soi pour se dorer au soleil. Un relâchement qui inquiète les autorités, notamment dans les Bouches-du-Rhône où des contrôles routiers et autoroutiers vont être réalisés et des patrouilles aériennes et maritimes sont mobilisées ce week-end.  

Difficile de rester confiné quand il fait très beau comme en ce week-end pascal qui aurait pu être l'occasion idéal pour s'évader, partir quelques jours. Sans aller très loin, Cédric, qui vit à Marseille, ne prévoit pas de rester enfermé chez lui.

"Les policiers ne peuvent pas tout surveiller"

"S'allonger deux heures au soleil, la tentation est plus que grande. Moi, j'ai travaillé toute la semaine, je respecte les règles de confinement, je ne fais que le travail et je reste à la maison. Mais là, peut-être que ce week-end, je vais faire une entorse : me trouver un petit coin au soleil dans le quartier ou d'aller dans les calanques et me trouver un petit coin sur un rocher", confie-t-il au micro d'Europe 1. "Les policiers ne peuvent pas tout surveiller et surtout que je respecterai les distances de sécurité, je sortirai seul bien évidemment", se rassure-t-il. 

 

Des contrôles routiers, autoroutiers et des patrouilles aériennes et maritimes

Une attitude qui risque de lui coûter cher puisque police et gendarmerie ont prévenu qu'elles allaient multiplier les contrôles comme en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un week-end de Pâques coïncidant avec une météo radieuse, c'est un cocktail explosif que redoute le préfet Pierre Dartout. "Les week-ends des Marseillais, des Toulonnais ou des Niçois en montagne ou dans les stations balnéaires ce n'est pas possible", martèle-t-il, ajoutant : "Certes il est tentant de sortir mais il est vital que nous restions bien accrochés à toutes les règles de confinement".

La crainte d'une "reprise de l'épidémie"

C'est pourquoi les contrôles vont se multiplier sur tous les réseaux routiers et autoroutier, car il y a, en ligne de mire, la crainte de voir certains indicateurs sanitaires positifs en ce moment repartir dans le rouge, selon Philippe De Mester directeur régional de l'ARS. "La différence entre les personnes hospitalisées et celles qui peuvent regagner leur domicile évolue pour la première fois de façon positive. Si on constate un relâchement, immanquablement dans un délai de 8-10 jours, on assistera à une reprise de l'épidémie. C'est clair et net", prévient-il. 

Pour le seul département des Bouches-du-Rhône, autour de 1.200 gendarmes devraient être mobilisés pour des patrouilles également aériennes et maritimes. 

Europe 1
Par Stéphane Frangi édité par Coline Vazquez