Publicité
Publicité

Agriculteurs à Paris : «Mission accomplie», se réjouit Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale

Alexandre Dalifard - Mis à jour le . 1 min

Une centaine de tracteurs a pu entrer dans Paris jeudi matin même si la plupart sont bloqués aux portes de la capitale. Les tracteurs ont notamment été observés au pied de la tour Eiffel ou de l'Arc de Triomphe. Pour Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, c'est une "mission accomplie". Même si beaucoup reste à faire.

Des tracteurs d'agriculteurs membres du syndicat Coordination rurale sont entrés au cœur de Paris jeudi avant l'aube et certains ont gagné la tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe, afin de porter dans la capitale les revendications d'une profession en colère. Pour le président du deuxième syndicat agricole français Bertrand Venteau, c’est "mission accomplie".

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Qu’on les laisse tranquilles"

En revanche, il tient à avoir une "forte pensée à tous ceux qui se sont fait arrêter par les forces de police, qui aujourd’hui sont parqués dans le froid". "Ils sont partis pour les premiers depuis cinq jours, et des tracteurs sont mis en fourrière. Donc ça c’est inacceptable. On voulait simplement arriver pacifiquement dans Paris et les méthodes utilisées encore ne sont pas les bonnes", dénonce-t-il.

"Qu’on les laisse tranquilles, qu’on libère les tracteurs et qu’on nous laisse aller rencontrer la présidente de l’Assemblée et le président du Sénat", réclame Bertrand Venteau. Selon le président de la Coordination rurale, "les parlementaires depuis 30 ans ont contribué à la mort de l’agriculture française".

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Mercredi soir, un arrêté de la préfecture de police interdisait l’accès des tracteurs à plusieurs zones sensibles de Paris, dont l’Élysée, Matignon ou encore les ministères. Mais Bertrand Venteau assure n’avoir "eu aucune information de la préfecture de police". 

"Le vrai souverainiste c'est d'être protectionniste"

Face à cette colère agricole, le président de la Coordination rurale dénonce "un problème européen, un problème de libre-échange". "La mondialisation est passée et aujourd'hui il faut se protéger. C'est ce que fait Trump, ce que font les Chinois, les Russes et l'Amérique du Sud. C'est-à-dire que pour eux, l'agriculture est primordiale et quand vous voulez toucher à l'agriculture, ils vous taxent d'autres produits", insiste-t-il.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Nous on doit le faire en France, en Europe, ce qui aujourd'hui n'est pas fait. Le vrai souverainiste c'est d'être protectionniste et de protéger les filières agricoles", conclut-il.