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Colère agricole : les tracteurs des agriculteurs de la Coordination rurale ont rejoint la Tour Eiffel

Antoine Bienvault - Mis à jour le . 1 min
Paris : des agriculteurs de la Coordination rurale ont rejoint la tour Eiffel
Paris : des agriculteurs de la Coordination rurale ont rejoint la tour Eiffel Thomas SAMSON / AFP / © Thomas SAMSON / AFP

Malgré un arrêté préfectoral interdisant les rassemblements, des agriculteurs membres de la Coordination rurale ont réussi à entrer dans Paris avant l’aube, ce jeudi 8 janvier. Une quinzaine de tracteurs ont été aperçus près de la Tour Eiffel, symbole fort choisi pour porter les revendications d’une profession en colère.

Des tracteurs ont fait leur entrée dans Paris ce jeudi avant l’aube. Une quinzaine d’engins agricoles ont été positionnés au pied de la Tour Eiffel, tandis que d’autres groupes de manifestants ont été signalés à la porte d’Orléans et à proximité de Roland-Garros. Une action coup de poing menée par des agriculteurs membres de la Coordination rurale, décidés à faire entendre leurs revendications au cœur de la capitale.

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"Le premier objectif est atteint : entrer dans Paris"

Au pied de la Dame de fer, une cinquantaine d’agriculteurs ont garé leurs tracteurs devant l’un des monuments les plus emblématiques de Paris. Pour parvenir jusque-là, ils ont roulé toute la nuit, empruntant parfois des routes secondaires étroites afin d’éviter les barrages. Arrivés aux portes de la capitale, les convois ont ensuite été escortés par un important dispositif policier, toujours visible aux abords de la Tour Eiffel.

"Le premier objectif est atteint : entrer dans Paris", a confié l’un des manifestants. La suite du plan est claire : rester toute la journée dans la capitale, circuler et multiplier les points de passage afin de maintenir la pression sur le gouvernement. Cette mobilisation intervient malgré un arrêté de la préfecture de police publié mercredi soir, interdisant l’accès des tracteurs à plusieurs zones sensibles, dont l’Élysée, Matignon ou encore les ministères. Le syndicat entend toutefois rejoindre des lieux jugés symboliques pour dénoncer, entre autres, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, ainsi que la gestion par l’État de certaines crises sanitaires.