Airbus 1:46
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Benjamin Peter, édité par Manon Fossat
Après la découverte d'un cas de variant Delta il y a quelques semaines au sein de l'entreprise Airbus, l'ARS et la direction du site d'Airbus Defence & Space de Toulouse ont mis en place une plan de dépistage. Ils proposent à leurs 6.000 salariés et sous-traitants de se faire tester afin de mesurer la présence du variant sur le site.
REPORTAGE

Le variant Delta du coronavirus, particulièrement contagieux, inquiète. Il devrait représenter 90% des nouveaux cas de Covid-19 dans l'Union européenne d'ici fin août, a estimé mercredi le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). En France, il représente désormais "entre 9 et 10%" des nouveaux cas positifs, en forte progression par rapport à la semaine dernière. Alors qu'un cas a été découvert au sein d'Airbus il y a quelques semaines, une vaste opération de dépistage et de vaccination a été organisée. L'ARS et la direction du site d'Airbus Defence & Space de Toulouse proposent donc aux 6000 salariés et sous-traitants qui le fréquentent un test antigénique. Avec pour objectif de mesurer la présence du variant dans l'entreprise. 

"Penchez un peu votre tête. Est-ce que je peux faire votre narine droite monsieur ?". François est venu sur sa pause déjeuner. Une fois le test réalisé, il n'a plus qu'à attendre une quinzaine de minutes pour avoir les résultats. "L'ARS nous encourage à le faire pour perfectionner leur modèle d'analyse de propagation du variant Delta. Donc je le fais parce que ça me permet aussi de savoir si je suis positif, sachant que j'ai été vacciné il y a une semaine", explique-t-il.

"Nos protocoles portent leurs fruits"

C'est justement parce qu'un cas de variant Delta a été identifié il y a quelques jours chez un salarié sur un prélèvement datant du mois de mai, que l'ARS a mis en place ce dépistage à grande échelle sur la base du volontariat. Ceux qui le souhaitent peuvent même ensuite se faire vacciner sur le parking.

Pour Pierre Barouillet, le directeur de site, cette opération permet aussi d'évaluer les protocoles sanitaires de l'entreprise. "Notre objectif était d'avoir le maximum de dépistage pour aider l'ARS à comprendre comment peut se transmettre ce variant. Et puis ça prouve à nos employés que l'établissement est 'safe' parce que nous avons eu un cas mais pas d'explosion. Ça montre que leur comportement et les protocoles en place portent leurs fruits", s'est-il félicité.

Pour l'heure en effet, sur plus de 500 prélèvements effectués sur les 6.000 salariés du site, aucun cas positif n'a été détecté.